L’or redevient un instrument de souveraineté monétaire. Plusieurs banques centrales renforcent la sécurité de leurs réserves, soit en achetant du métal, soit en rapatriant des lingots auparavant conservés à l’étranger.
Les informations disponibles au 20 septembre 2026 ne permettent toutefois pas de confirmer l’affirmation selon laquelle la Turquie aurait dû vendre des tonnes d’or afin de soutenir sa monnaie dans une crise devenue incontrôlable. Aucun chiffre de vente, aucune période précise ni aucune communication officielle turque ne figurent dans les éléments fournis.
Des lingots détenus directement par les États
Une réserve d’or correspond aux lingots détenus par une banque centrale, l’institution chargée notamment de gérer la monnaie et les réserves internationales d’un pays. Cet or peut être stocké sur le territoire national ou confié à des places financières étrangères, notamment pour des raisons historiques, logistiques ou de liquidité.
La tendance actuelle va vers davantage de contrôle direct. Plusieurs banques centrales achètent de l’or ou demandent le retour de lingots conservés hors de leurs frontières. Les Pays-Bas figurent parmi les pays associés à cette logique de rapatriement.
L’objectif est double : réduire le risque lié à une conservation dans un autre État et disposer d’un actif immédiatement mobilisable en cas de crise. L’or ne dépend ni de la solidité d’une banque commerciale ni de la promesse de paiement d’un État étranger.
Vendre de l’or pour soutenir une devise : un mécanisme possible
Une banque centrale peut, en théorie, vendre une partie de ses réserves d’or pour obtenir des devises étrangères. Ces devises peuvent ensuite servir à intervenir sur le marché des changes, c’est-à-dire à acheter la monnaie nationale afin de limiter sa baisse.
Cette stratégie présente cependant une limite : elle réduit le stock d’or disponible. Si la défiance envers la monnaie persiste, les ventes de réserves peuvent seulement ralentir la pression sans résoudre les causes profondes de la crise, telles qu’une inflation élevée, un déficit extérieur ou une perte de confiance des investisseurs.
L’or, une assurance plutôt qu’une solution unique
Le mouvement de sécurisation observé parmi les banques centrales souligne la place particulière de l’or dans les réserves nationales. Il constitue une forme d’assurance contre les chocs financiers, les sanctions, les ruptures géopolitiques ou les tensions sur les monnaies.
Pour les épargnants belges et francophones, cette évolution rappelle un principe utile : l’or physique n’a pas vocation à remplacer une épargne de précaution ou des placements diversifiés. Il peut néanmoins jouer un rôle de diversification, à condition de privilégier des produits identifiables, de comparer les primes et d’anticiper les conditions de revente.
La prudence s’impose donc sur le cas turc : les faits fournis confirment une course à la sécurisation des réserves d’or, pas une vente massive d’or par Ankara.



