Une tonne vendue, après 40 tonnes achetées : la Banque centrale d’Ouzbékistan semblerait avoir procédé à un ajustement ponctuel plutôt qu’à un changement de cap.

La banque centrale aurait vendu environ une tonne d’or en octobre 2025, après avoir accumulé 40 tonnes depuis janvier 2025. L’opération, réalisée à Tachkent dans le cadre de la gestion des réserves nationales, resterait modeste au regard des achats effectués sur la même période.

Cette vente ne signifierait donc pas nécessairement que l’Ouzbékistan renonce à l’or. Elle illustrerait plutôt une gestion active : une banque centrale peut acheter du métal pour renforcer ses réserves, puis en céder une faible part lorsque les conditions de marché lui paraissent favorables ou lorsque ses besoins de liquidités évoluent.

Une vente limitée face à une forte accumulation

L’or détenu par une banque centrale constitue une partie de ses réserves de change. Ces réserves sont les actifs mobilisables par un pays pour soutenir sa monnaie, régler certaines opérations internationales ou faire face à une crise financière.

Dans le cas ouzbek, la vente d’une tonne représenterait seulement une fraction des 40 tonnes achetées depuis le début de 2025. Le solde des opérations resterait donc très nettement acheteur sur cette période.

Cette nuance est importante pour les investisseurs. Une annonce de vente par une banque centrale peut, à première vue, sembler défavorable au cours de l’or. Mais son influence dépend avant tout du volume concerné et de la tendance d’ensemble. Ici, la cession évoquée paraît trop réduite pour effacer l’ampleur de l’accumulation précédente.

Des réserves très concentrées dans le métal jaune

Les données disponibles indiqueraient que l’or représenterait environ 87 % des réserves de change de l’Ouzbékistan, pour un stock proche de 431 tonnes. Une telle part placerait le pays dans une situation de forte exposition au métal précieux.

Cette concentration présente deux faces. L’or ne rapporte pas d’intérêt, contrairement à certaines obligations, mais il peut protéger les réserves contre la dépréciation d’une monnaie, l’inflation ou les tensions financières internationales. En revanche, une baisse du cours de l’or réduirait mécaniquement la valeur des réserves du pays.

La diversification consiste justement à répartir les réserves entre plusieurs actifs : or, devises étrangères, obligations d’État ou autres instruments financiers. L’Ouzbékistan semblerait conserver une préférence marquée pour l’or, tout en s’autorisant des ajustements tactiques.

Des ventes possibles lorsque les prix sont jugés favorables

Le gouverneur de la Banque centrale d’Ouzbékistan, Timur Ishmetov, aurait présenté l’or comme le meilleur investissement réalisé jusqu’ici par l’institution, lors d’échanges avec des gestionnaires de fonds américains. Il aurait également laissé ouverte la possibilité de ventes ponctuelles lorsque les prix sont considérés comme avantageux.

Cette approche ne correspond ni à une accumulation automatique ni à une stratégie de désengagement. Elle vise plutôt à sécuriser éventuellement une partie des gains tout en maintenant l’or comme pilier des réserves.

Pour le marché mondial, l’épisode rappelle que les banques centrales ne sont pas toutes acheteuses chaque mois. Ce qui compte est le mouvement net sur la durée : dans le cas ouzbek, les achats de 2025 resteraient largement supérieurs à la vente signalée.

Observateur des relations internationales, Thomas étudie l’influence des tensions géopolitiques et des politiques monétaires sur l’or.

Prix de l’Or aide tous ceux et celles qui s’intéressent à l’économie et à la préservation de leur capital à décrypter l’actualité mondiale et son impact sur la valeur de l’or grâce à une analyse factuelle et pédagogique. Prix de l’or – Une information en Or

INFORMER VOUS

Exit mobile version