Un poinçon mal lu peut faire perdre beaucoup d’argent. Le 18 juillet 2026, dans le cadre de « Votre affaire conclue », Aurore Morisse a détaillé plusieurs méthodes pour reconnaître les bijoux en argent et en or : observation des poinçons, contrôle de la couleur, densité du métal et tests chimiques adaptés.
L’enjeu est simple : éviter de confondre un bijou précieux avec un métal plaqué, fantaisie ou contrefait. Pour un acheteur comme pour un vendeur, cette vérification conditionne directement le prix.
Le poinçon reste le premier réflexe
Le premier geste consiste à chercher le poinçon. Ce petit marquage, frappé sur le bijou, donne une indication sur la nature du métal et sa teneur en métal précieux.
Pour l’or, il peut indiquer le titre, c’est-à-dire la proportion d’or pur contenue dans l’alliage. L’or pur étant trop mou pour la bijouterie courante, il est mélangé à d’autres métaux. Un bijou en or 18 carats contient par exemple 75 % d’or pur, souvent marqué « 750 ». Le terme carat, pour l’or, mesure donc la pureté du métal, et non le poids.
Pour l’argent, les marquages les plus connus renvoient aussi à la teneur en argent pur. Un bijou marqué « 925 » correspond à de l’argent sterling, soit 92,5 % d’argent pur.
Mais le poinçon ne suffit pas toujours. Il peut être usé, absent sur les petites pièces, ou imité. C’est pourquoi Aurore Morisse insiste aussi sur d’autres contrôles.
Couleur, poids et densité donnent des indices
La couleur permet une première observation. L’or véritable garde généralement une teinte stable. Un bijou plaqué peut laisser apparaître un autre métal aux zones de frottement : fermoir, bague intérieure, maillons ou angles.
La densité est un autre indice important. Elle désigne le rapport entre le poids d’un objet et son volume. L’or est un métal très dense : à taille égale, il paraît nettement plus lourd que beaucoup de métaux communs. L’argent est également plus dense que de nombreux alliages fantaisie, mais moins que l’or.
Ce test exige toutefois de la prudence. Un bijou creux, serti de pierres ou composé de plusieurs matériaux peut fausser l’impression. Il ne remplace pas une expertise.
Les tests chimiques confirment, mais doivent être utilisés avec prudence
Aurore Morisse évoque aussi les tests chimiques spécifiques. Ces tests utilisent généralement des acides ou réactifs destinés à vérifier la réaction du métal. En bijouterie et en rachat d’or, ils servent à confirmer la nature du métal après un examen visuel.
Ces méthodes peuvent être utiles, mais elles ne sont pas anodines. Un mauvais usage peut abîmer un bijou, surtout s’il s’agit d’une pièce ancienne, gravée, sertie ou de collection. Pour une valeur importante, le passage chez un professionnel reste préférable.
Pourquoi ces vérifications comptent pour les particuliers
Pour les consommateurs, ces réflexes réduisent le risque d’erreur ou d’arnaque. Ils sont utiles avant un achat d’occasion, une vente, une succession ou une estimation.
Dans un contexte où l’or reste recherché comme valeur de préservation du capital, la différence entre or massif, or plaqué et métal doré est décisive. L’or massif désigne un alliage contenant réellement de l’or dans toute l’épaisseur du bijou. L’or plaqué, lui, correspond à une fine couche d’or déposée sur un autre métal. Sa valeur de revente est donc très différente.
Même logique pour l’argent : l’argent massif n’a pas la même valeur qu’un métal argenté, qui est seulement recouvert d’une couche d’argent.
Le bon réflexe : croiser les indices
La méthode la plus fiable consiste à combiner plusieurs éléments : poinçon, état du bijou, couleur, poids, densité et, si nécessaire, test professionnel.
Aucun indice isolé ne garantit à lui seul l’authenticité d’un bijou. Mais leur croisement permet déjà d’écarter de nombreuses imitations et de mieux préparer une négociation.
Avant d’acheter ou de vendre, un bijou en or ou en argent mérite donc quelques minutes d’examen. Ces vérifications simples peuvent préserver sa valeur réelle — et éviter une mauvaise surprise au moment de l’estimation.



