3 971,16 dollars l’once. Le cours de l’or reste proche du seuil symbolique des 4 000 dollars ce 17 juillet 2026, mais le graphique horaire ne donnerait pas encore de signal exploitable. D’après une analyse publiée sur Investing.com, les six dernières bougies seraient « trompeuses », signe d’un marché hésitant.
L’or bloque près des 4 000 dollars
Le marché mondial de l’or affiche un prix de 3 971,16 dollars l’once, selon les cotations XAUUSD observées ce 17 juillet 2026. XAUUSD désigne le prix d’une once d’or exprimé en dollars américains. Une once troy, l’unité de référence pour l’or, correspond à 31,1035 grammes.
Cette proximité avec les 4 000 dollars attire l’attention des investisseurs. Mais elle ne suffit pas à confirmer une tendance. Le cours peut encore hésiter entre reprise haussière, consolidation ou nouvelle correction.
Le point central se situe sur le graphique horaire. Dans ce type de graphique, chaque bougie représente une heure de cotation. Une bougie indique quatre informations : le prix d’ouverture, le plus haut, le plus bas et le prix de clôture sur la période.
Six bougies pourraient brouiller le signal
Les six dernières bougies horaires seraient jugées trompeuses par certains analystes. Cela signifie qu’elles pourraient donner l’impression d’un départ de tendance, sans confirmation suffisante.
Une bougie est dite trompeuse lorsqu’elle attire les acheteurs ou les vendeurs dans une direction, puis que le marché repart rapidement dans l’autre sens. Ce phénomène peut produire de faux signaux d’achat ou de vente.
Dans le cas présent, l’or montrerait une indécision marquée. Les acheteurs ne parviendraient pas à imposer une cassure claire à la hausse. Les vendeurs, de leur côté, ne réussiraient pas non plus à installer une baisse durable.
Pour un investisseur, le message est simple : le court terme reste difficile à lire. Une décision fondée uniquement sur six bougies horaires serait fragile, surtout sur un actif aussi sensible aux taux, au dollar et aux tensions géopolitiques.
Les taux et les ETF pèsent sur le court terme
La prudence vient aussi du contexte macroéconomique. La politique monétaire restrictive de la Réserve fédérale américaine exerce une pression sur l’or. Des taux d’intérêt élevés rendent les obligations plus attractives, car elles versent un rendement.
L’or, lui, ne produit pas d’intérêt. Son attrait dépend donc beaucoup des taux réels. Un taux réel correspond au taux d’intérêt corrigé de l’inflation. Quand les taux réels sont faibles ou négatifs, l’or devient plus séduisant comme réserve de valeur. Quand ils montent durablement, une partie des capitaux peut se déplacer vers des placements rémunérateurs.
Les ETF adossés à l’or subissent aussi cette concurrence. Un ETF, ou fonds coté, permet d’investir en Bourse dans un actif. Un ETF aurifère suit le prix de l’or et peut être adossé à des réserves physiques ou à des instruments financiers. Des sorties de capitaux de ces produits peuvent renforcer la pression vendeuse à court terme.
Les prévisions restent très dispersées
La lecture à moyen terme reste tout aussi contrastée. Certaines prévisions pour 2026 situeraient l’or entre 2 789,47 dollars et 4 216 dollars l’once. Pour 2027, la fourchette évoquée irait de 2 094,63 dollars à 5 463 dollars. Pour 2028-2030, certains scénarios iraient de 2 136,38 dollars à 7 955 dollars. À très long terme, des projections iraient même jusqu’à 14 278 dollars en 2037.
Ces écarts montrent surtout l’incertitude des modèles. Les prévisions sur l’or dépendent de nombreux paramètres : inflation, taux d’intérêt, dollar, achats des banques centrales, tensions internationales et comportement des investisseurs.
Goldman Sachs conserve toutefois une cible de 4 900 dollars l’once pour la fin 2026. La banque met notamment en avant la demande des banques centrales, en particulier dans les pays émergents. Ces institutions achètent de l’or pour diversifier leurs réserves et réduire leur dépendance à certaines devises.
Ce scénario haussier coexiste avec un fait de marché important : l’or a connu une correction de près de 30 % depuis fin janvier 2026. Une correction désigne une baisse significative après une phase de hausse. Elle peut être temporaire, mais elle peut aussi signaler un changement de tendance si elle s’installe.
Ce que les investisseurs belges doivent retenir
Pour un épargnant en Belgique ou en Europe francophone, le débat reste concret : acheter, conserver ou vendre ? En juin 2026, le cours de l’or aurait évolué autour de 120 360 euros le kilo, un niveau historiquement élevé. Le kilo d’or sert souvent de référence pour mesurer la valeur d’un patrimoine en métal physique, même si les particuliers achètent plus souvent des pièces ou des lingots de taille inférieure.
La volatilité pourrait aussi être accentuée par les marchés à terme. Un marché à terme permet d’acheter ou de vendre un actif à une date future, souvent avec effet de levier. L’effet de levier consiste à engager une position plus importante que le capital réellement disponible. En cas de mouvement défavorable, des appels de marge peuvent forcer certains opérateurs à vendre rapidement, ce qui amplifie les variations.
Dans ce contexte, les six bougies horaires ne constituent pas un verdict. Elles signaleraient plutôt un marché nerveux, proche d’un seuil psychologique, mais encore incapable de choisir une direction nette.
La prudence consiste donc à distinguer deux horizons. À court terme, le graphique horaire reste indécis. À moyen et long terme, les taux réels, les achats des banques centrales et les flux vers les ETF devraient rester les principaux moteurs du prix de l’or.



