Environ 9 millions d’euros en or auraient été retrouvés derrière un mur, dans la cave d’une maison en rénovation à Sint-Gillis-Dendermonde. La découverte, confirmée le 14 août, a déclenché une enquête du parquet de Flandre-Orientale. L’objectif est clair : établir l’origine de l’or et identifier son propriétaire légal.
La phrase « J’ai caché l’or et je l’ai oublié pendant 60 ans » serait au cœur de certaines revendications évoquées autour du dossier. À ce stade, ces déclarations éventuelles ne sont pas confirmées par les éléments judiciaires disponibles. Le parquet et la police doivent donc trier les affirmations, vérifier les preuves et déterminer si une personne, une famille, un ancien propriétaire ou l’actuel propriétaire du bâtiment peut faire valoir un droit.
Un coffre dissimulé derrière un mur
La découverte a eu lieu lors de travaux de rénovation dans une maison de Sint-Gillis-Dendermonde, une section de Termonde, en Flandre orientale. Des ouvriers ont trouvé un coffre caché derrière un mur, dans une cave.
À l’intérieur se trouvaient plusieurs kilos d’or sous différentes formes : pièces, pépites et lingots. Un lingot est une barre ou un bloc d’or fondu, généralement standardisé pour le stockage ou l’investissement. Une pépite est un morceau d’or natif, issu directement de la nature, avant transformation. Les pièces d’or peuvent avoir une valeur liée à leur poids en métal, mais aussi parfois à leur rareté ou à leur état de conservation.
La valeur totale est estimée à environ 9 millions d’euros. Cette estimation dépend du poids exact, de la pureté de l’or — c’est-à-dire la proportion réelle d’or dans l’objet — et du cours du métal jaune au moment de l’évaluation.
Le parquet cherche l’origine du métal
Le parquet de Flandre-Orientale a ouvert une enquête. La police a saisi le butin afin de sécuriser les objets et d’éviter toute disparition ou contestation immédiate.
L’enquête doit répondre à plusieurs questions : quand l’or a-t-il été caché ? Par qui ? Dans quelles circonstances ? Provient-il d’une épargne privée, d’une succession, d’un vol ancien, d’un trafic ou d’une autre origine ? Pour l’instant, le motif du camouflage reste inconnu.
Cette étape est décisive. En Belgique, la découverte d’un trésor ne signifie pas automatiquement que son inventeur, le propriétaire du bâtiment ou un héritier supposé en devient propriétaire. La notion de propriété légale dépend des preuves disponibles : titres de propriété, documents familiaux, archives, témoignages, inventaires successoraux ou éléments permettant de relier l’or à une personne déterminée.
Le bâtiment appartient au CAW de Flandre-Orientale
La maison où le coffre a été découvert appartient au CAW de Flandre-Orientale, une organisation d’aide sociale. Cette donnée place l’association au centre du dossier, au moins comme propriétaire actuel du bâtiment.
Mais la propriété des murs et celle d’un coffre ancien peuvent être deux questions différentes. Si l’or a été caché avant l’acquisition du bien par l’organisation, d’éventuels ayants droit pourraient tenter de le revendiquer. À l’inverse, si aucun propriétaire légitime n’est établi, la qualification juridique du trésor deviendra déterminante.
Un dossier sensible pour les détenteurs d’or
Cette affaire rappelle une règle simple aux particuliers qui détiennent de l’or : la traçabilité compte. Factures, certificats, inventaires de succession et photos permettent de prouver l’origine d’un patrimoine en métal précieux.
Sans documents, même un trésor familial peut devenir difficile à récupérer. Dans le cas de Termonde, les revendications éventuelles devront résister à l’examen judiciaire. Le coffre a peut-être été oublié pendant des décennies. Son propriétaire légal, lui, reste à identifier.



