Autour de 4 110 dollars l’once, l’or enregistrerait un nouveau repli ce 21 octobre. Le mouvement intervient alors que les perspectives d’un accord ou d’un apaisement entre les États-Unis et l’Iran sembleraient perdre en crédibilité.

Le prix indiqué concerne l’once troy, l’unité internationale de référence pour les métaux précieux. Une once troy équivaut à 31,103 grammes. Pour un épargnant belge, le cours en euros dépendra aussi du taux de change entre le dollar et l’euro, en plus de l’évolution du cours mondial.

Un marché de l’or sensible aux signaux contradictoires

L’affaiblissement des espoirs de paix avec l’Iran maintiendrait un niveau élevé d’incertitude géopolitique. En règle générale, ce type de risque peut soutenir l’or : le métal jaune est souvent recherché comme valeur refuge, c’est-à-dire comme actif susceptible de mieux résister lorsque les marchés financiers deviennent instables.

Mais une hausse des tensions ne provoque pas automatiquement une hausse immédiate du cours. Les investisseurs peuvent aussi vendre de l’or pour couvrir des pertes sur d’autres marchés, prendre leurs bénéfices après une période de progression, ou privilégier le dollar et les obligations américaines. Ces mécanismes peuvent expliquer qu’un contexte géopolitique dégradé coïncide avec un repli ponctuel du métal précieux.

Les précisions sur le déroulement d’éventuels pourparlers entre Washington et Téhéran restent limitées. La trajectoire du cours autour de 4 110 dollars devra donc être considérée avec prudence, cette information étant rapportée comme probable et non confirmée.

Le précédent de septembre rappelle la volatilité du métal jaune

Le 21 septembre, l’or avait déjà perdu 0,5 % en séance, à 4 354,30 dollars l’once, après avoir inscrit son plus haut niveau en une semaine à la fin de la semaine précédente. Les tensions au Moyen-Orient figuraient alors parmi les facteurs suivis par les marchés.

À cette dimension géopolitique s’ajoutaient les cours du pétrole, les rendements obligataires et les anticipations concernant les banques centrales. Le rendement obligataire correspond au revenu attendu d’une obligation : lorsqu’il augmente, détenir un actif sans intérêt comme l’or peut devenir relativement moins attractif.

Les décisions de la Réserve fédérale américaine, de la Banque centrale européenne et de la Banque du Japon resteraient ainsi déterminantes. Des taux d’intérêt plus élevés ou anticipés comme tels tendent généralement à peser sur l’or, tandis que des perspectives de baisse des taux peuvent le soutenir.

Quel repère pour les acheteurs belges ?

Pour les particuliers, un cours spot — le prix de référence pour livraison immédiate — ne correspond pas au prix final d’une pièce ou d’un lingot. Ce dernier intègre une prime, qui couvre notamment la fabrication, la logistique et la marge du vendeur. À la revente, l’écart entre le prix d’achat et le prix proposé par le professionnel doit également être pris en compte.

Le recul vers 4 110 dollars ne suffit donc pas, à lui seul, à définir un point d’achat ou de vente. L’évolution du dollar contre l’euro, la prime des produits physiques et l’objectif de détention à long terme sont tout aussi importants.

Dans les prochaines séances, les déclarations des autorités américaines et iraniennes, ainsi que l’orientation des taux et du dollar, devraient rester les principaux catalyseurs. L’épisode confirme qu’en période de crise, l’or demeure une protection potentielle, mais aussi un actif soumis à une forte volatilité à court terme.

Observateur des relations internationales, Thomas étudie l’influence des tensions géopolitiques et des politiques monétaires sur l’or.

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