Autour de 4 200 dollars l’once, l’or reprend de la hauteur après une année 2026 marquée par des mouvements exceptionnels. Le repli des cours du pétrole apaiserait les anticipations d’inflation et soutiendrait le métal jaune, selon les informations publiées ce 19 octobre.
Le marché de l’or reste toutefois instable. La hausse observée intervient après une correction importante depuis les sommets atteints en début d’année. Pour les épargnants belges, le niveau du métal reste très élevé, y compris en euros.
Le pétrole apaise les anticipations d’inflation
Le pétrole constitue une composante importante des coûts de transport, de production et, à terme, des prix à la consommation. Lorsque son prix baisse, les marchés peuvent anticiper un ralentissement de l’inflation, c’est-à-dire de la hausse générale des prix.
Cette détente inflationniste semblerait contribuer à la progression de l’or. Le mécanisme n’est pas automatique : l’or ne verse ni intérêt ni dividende. Son attrait dépend donc aussi des taux d’intérêt, du dollar et du niveau d’incertitude économique ou géopolitique.
Dans ce contexte, les investisseurs continueraient de considérer le métal précieux comme une valeur refuge, autrement dit un actif recherché pour préserver une partie du capital lors des périodes de tensions sur les marchés ou de doutes sur l’économie.
Un prix toujours élevé en euros
En Belgique, l’évolution en dollars ne suffit pas à déterminer le prix payé par un particulier. Le taux de change entre l’euro et le dollar a également une influence directe : l’or étant principalement coté en dollars, un euro plus fort peut limiter la hausse du prix exprimé en euros, et inversement.
À 10 h 41 ce 19 octobre, le site Achat Or et Argent affichait un cours de 119 522,01 euros par kilogramme. Un kilogramme contient environ 32,15 onces troy, l’unité internationale utilisée pour les métaux précieux. Une once troy équivaut à 31,103 grammes, et non à l’once utilisée dans certains usages courants.
Ce repère correspond à environ 119,52 euros par gramme de métal fin, avant les écarts appliqués par les vendeurs ou les acheteurs. Pour une pièce ou un lingot, le prix final comprend en effet généralement une prime, qui couvre notamment la fabrication, la logistique et la marge du professionnel.
Après l’envolée, une correction brutale
La remontée actuelle doit être replacée dans une séquence de volatilité rare. L’once serait passée d’environ 3 000 dollars à près de 5 600 dollars entre la fin de 2025 et le début de 2026, avant de céder près de 30 % entre son sommet et son plus bas estival. Début octobre, elle évoluait déjà autour de 4 200 dollars.
Cette succession de hausses et de replis rappelle qu’un cours élevé ne garantit pas une progression continue. Pour un acheteur de métal physique, l’enjeu est moins de prédire le niveau exact du lendemain que de définir un horizon de placement, un budget et la part du patrimoine consacrée à l’or.
La détente du pétrole offre un soutien ponctuel au métal jaune, mais les prochaines décisions des banques centrales, le dollar et les tensions internationales resteront déterminants pour la suite.



