4 100 dollars l’once : le seuil est symbolique, mais il compte pour les marchés. Le prix de l’or aurait dépassé ce niveau le 22 juillet 2026, dans un contexte de tensions persistantes au Moyen-Orient. Cette progression serait liée à une demande accrue pour le métal jaune, considéré comme une valeur refuge lorsque le risque géopolitique augmente.
L’or profiterait d’un regain de demande refuge
Le mouvement concernerait le marché mondial de l’or, coté principalement en dollars. L’once désigne ici l’once troy, l’unité de référence des métaux précieux, soit environ 31,1 grammes. Quand le prix de l’or est annoncé à 4 100 dollars l’once, cela signifie que cette quantité d’or fin s’échange autour de ce montant sur les marchés internationaux.
La hausse serait attribuée aux tensions géopolitiques au Moyen-Orient. Dans ce type de contexte, les investisseurs cherchent souvent à réduire leur exposition aux actifs jugés plus risqués, comme certaines actions, et à se tourner vers des actifs perçus comme plus stables.
C’est le rôle traditionnel de l’or comme valeur refuge : un actif recherché en période d’incertitude, non pas parce qu’il produit un revenu, mais parce qu’il conserve historiquement une fonction de réserve de valeur.
Pourquoi le Moyen-Orient pèse sur le cours de l’or
Les tensions dans cette région peuvent influencer plusieurs canaux de marché. Elles peuvent raviver les craintes sur l’énergie, la croissance mondiale ou la stabilité financière. Même sans rupture majeure, l’incertitude suffit parfois à soutenir le cours de l’or.
Le mécanisme est simple : si davantage d’investisseurs veulent acheter de l’or au même moment, la demande augmente. Si l’offre disponible à court terme ne suit pas au même rythme, le prix peut monter.
Cette dynamique ne signifie pas nécessairement que tous les marchés financiers seraient au bord d’une chute brutale. Des analyses récentes estimaient qu’un krach boursier ne serait pas imminent malgré les tensions au Moyen-Orient. Les marchés montreraient donc une certaine résistance, tout en laissant une place importante à la couverture du risque.
Un signal à surveiller pour les investisseurs belges
Pour un épargnant belge ou européen, un cours de l’or au-dessus de 4 100 dollars doit être lu avec prudence. Le prix international est exprimé en dollars, mais l’achat réel en Belgique se fait en euros. Le taux de change euro-dollar peut donc amplifier ou réduire la hausse ressentie localement.
Il faut aussi distinguer le cours spot et le prix payé. Le cours spot correspond au prix de référence de l’or sur le marché. Le prix payé pour une pièce ou un lingot inclut souvent une prime, c’est-à-dire un écart lié à la fabrication, à la rareté, à la demande locale et à la marge du vendeur.
L’or d’investissement, comme certains lingots et pièces répondant à des critères précis, bénéficie généralement d’une exonération de TVA dans l’Union européenne. Cela renforce son intérêt patrimonial, mais ne supprime pas les risques : le cours peut reculer après une forte hausse, surtout si les tensions s’apaisent ou si le dollar se replie.
Un seuil psychologique plus qu’une garantie
Le franchissement supposé des 4 100 dollars marque surtout un niveau psychologique. Il confirme que l’or resterait recherché lorsque l’incertitude géopolitique domine l’actualité.
Pour les investisseurs, l’enjeu n’est pas seulement de savoir si l’or monte, mais pourquoi il monte. Si la hausse repose principalement sur la peur, elle peut être rapide, mais aussi fragile. Dans un portefeuille, le métal précieux conserve son rôle de protection, à condition d’être acheté avec méthode, en tenant compte du prix en euros, de la prime et de l’horizon de placement.



