1,6 kilomètre : c’est la longueur désormais tracée de l’anomalie géophysique Max sur le projet South Hedley d’Adamera Minerals, dans le sud de la Colombie-Britannique. Cette extension renforce l’intérêt de la cible cuivre-or, mais elle ne constitue pas encore la preuve d’un gisement exploitable : seuls les forages pourront confirmer la présence, la teneur et la continuité d’une minéralisation.

Le 18 septembre, Adamera Minerals a annoncé que trois nouvelles lignes de polarisation provoquée, ou IP, avaient détecté l’anomalie de chargeabilité de Max. La société explore cette cible dans le Quesnel Trough, une ceinture géologique connue pour ses occurrences de cuivre et d’or.

Une anomalie encore ouverte vers l’est

La ligne L2200 a livré une réponse de chargeabilité proche des valeurs les plus élevées déjà relevées sur Max, selon la société. Cette signature géophysique coïncide avec des résultats géochimiques de surface pouvant atteindre 1 450 parties par million de cuivre et 1,34 gramme d’or par tonne dans les sols.

Une anomalie de chargeabilité correspond à la capacité du sous-sol à conserver temporairement une charge électrique après le passage d’un courant. En exploration minière, elle peut signaler la présence de sulfures, des minéraux fréquemment associés aux systèmes cuivre-or. Elle ne permet toutefois pas, à elle seule, d’identifier avec certitude le métal présent ni d’en mesurer la teneur.

L’anomalie Max demeure ouverte vers l’est, c’est-à-dire que les mesures réalisées n’en ont pas encore défini la limite dans cette direction. D’après l’interprétation publiée par la société, et reprise par Streetwise Reports, sa largeur pourrait atteindre environ 3 à 4 km sur certaines lignes IP nord-sud. Cette estimation reste à confirmer par de nouveaux relevés.

Une signature détectée en profondeur

Adamera indique que la réponse IP se prolongerait à plus de 300 mètres de profondeur, sous une couverture volcanique. L’analyse combinée de la chargeabilité et de la résistivité — la capacité d’une roche à s’opposer au passage du courant électrique — serait cohérente avec des sulfures disséminés au sein d’une roche hôte résistive.

Cette interprétation demeure géophysique. Elle suggère un système minéralisé potentiel, sans démontrer à ce stade l’existence d’une ressource en cuivre ou en or. Dans l’industrie minière, une ressource suppose des travaux de forage, des analyses de laboratoire et une estimation répondant à des normes techniques précises.

La ligne L1400 montre en revanche un affaiblissement de la réponse vers l’ouest. Ce signal pourrait marquer la bordure occidentale de l’anomalie, sous réserve de l’acquisition de données supplémentaires.

Vers les permis de forage

La société prévoit de poursuivre son programme IP, notamment avec une ligne L3400. Elle attend également les résultats d’environ 2 000 échantillons de sol et fait avancer les demandes de permis de forage pour Max ainsi que pour la cible Glix.

Le forage représente l’étape déterminante pour les investisseurs intéressés par l’or et le cuivre : il permet de prélever des carottes de roche en profondeur, puis d’en vérifier la composition et les teneurs en laboratoire. L’obtention des autorisations et la publication des analyses de sol seront donc les prochains éléments à surveiller.

Dans le Quesnel Trough, l’extension de l’anomalie accroît la surface à investiguer. La valeur économique éventuelle de Max dépendra désormais de résultats de forage, qui restent à venir.

Journaliste économique, Émilien s’intéresse aux usages industriels des métaux précieux et aux innovations technologiques qui façonnent leur avenir.

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