L’or iranien entre dans la ligne de mire de Washington. Le secrétaire au Trésor américain Scott Bessent a annoncé, lundi 24 août 2026 aux États-Unis, de nouvelles sanctions économiques contre l’Iran. Ces mesures ciblent plusieurs secteurs jugés stratégiques : l’or, la technologie, les actifs numériques, l’aviation et le transport maritime.
Objectif affiché par Washington : isoler davantage Téhéran et priver le régime iranien de ressources financières. La décision s’inscrit dans une stratégie de pression maximale destinée à fragiliser le pouvoir iranien sur le plan économique et diplomatique.
Les États-Unis élargissent la pression économique
Le nouveau dispositif américain repose sur des sanctions économiques ciblées. Une sanction économique est une mesure qui limite ou interdit certaines transactions avec un pays, une entreprise ou une personne. Elle peut concerner des paiements, des exportations, des importations, des avoirs bancaires ou des services financiers.
Dans ce cas, Washington vise des secteurs capables de générer des devises pour l’Iran ou de contourner les restrictions déjà en place. L’or occupe une place particulière dans cette stratégie.
Pourquoi l’or est visé
L’or est un actif physique, internationalement reconnu, facile à stocker et souvent recherché en période de crise. Il peut servir de réserve de valeur, c’est-à-dire de moyen de conserver du pouvoir d’achat lorsque la monnaie locale se déprécie ou que l’accès au système bancaire international devient difficile.
Pour un État sous sanctions, l’or peut aussi faciliter certains échanges hors des circuits financiers classiques. Les lingots ou pièces d’investissement peuvent être utilisés comme garantie, comme moyen de paiement indirect ou comme actif transférable. C’est précisément ce rôle de passerelle financière que Washington veut limiter.
En ciblant l’or, les États-Unis cherchent à réduire la capacité de l’Iran à obtenir des liquidités et à commercer malgré son isolement bancaire.
Technologie, aviation et transport maritime également concernés
Les nouvelles sanctions ne se limitent pas aux métaux précieux. Elles concernent aussi la technologie et les actifs numériques. Les actifs numériques désignent notamment des instruments comme les cryptoactifs, qui peuvent être transférés via des réseaux informatiques sans passer par les banques traditionnelles.
L’aviation et le transport maritime sont également visés. Ces secteurs sont essentiels pour le commerce extérieur, les déplacements, la logistique et l’exportation de marchandises. Les restreindre revient à compliquer l’accès de l’Iran aux marchés internationaux.
Un signal politique autant qu’économique
Cette annonce intervient dans un contexte de forte tension entre Washington et Téhéran. Les États-Unis présentent ces sanctions comme un moyen de couper les ressources économiques du régime iranien et de renforcer son isolement international.
Pour les marchés de l’or, l’effet immédiat dépendra de l’ampleur réelle des restrictions et de leur application par les banques, les négociants et les États tiers. Une sanction américaine peut avoir une portée mondiale lorsque les acteurs étrangers craignent de perdre l’accès au dollar ou au marché américain.
Ce que cela change pour les investisseurs européens
Pour les particuliers en Belgique et en Europe, cette décision rappelle le rôle géopolitique de l’or. Le métal jaune n’est pas seulement un actif d’épargne. Il est aussi un instrument stratégique surveillé par les États, surtout lorsqu’il sert à contourner des restrictions financières.
À court terme, ces sanctions renforcent l’idée que les tensions internationales restent un facteur de soutien pour l’or, souvent considéré comme une valeur refuge. Une valeur refuge est un actif recherché lorsque l’incertitude augmente, car il inspire davantage confiance que des placements jugés plus risqués.
La portée de ces mesures dépendra désormais de leur mise en œuvre concrète. Mais le message envoyé par Washington est clair : dans la confrontation avec Téhéran, l’or fait partie des leviers économiques majeurs.



