Après un rebond depuis 4.100 dollars l’once au début du mois, l’or bénéficierait d’un nouveau soutien acheteur à l’approche d’un seuil suivi par le marché. UBS estime que des investisseurs interviennent autour de ce niveau, sans que son montant exact soit visible dans les informations disponibles.
Cette présence d’acheteurs pourrait limiter, à court terme, l’ampleur d’un nouveau repli du métal jaune. Elle ne garantit toutefois pas une hausse durable : le prix de l’or reste sensible aux taux d’intérêt, au dollar et aux évolutions géopolitiques.
Un seuil à surveiller sans niveau chiffré
UBS considérerait qu’un niveau de prix joue actuellement un rôle de soutien. En analyse de marché, un support désigne une zone où la demande devient suffisamment forte pour freiner une baisse du cours.
Le seuil exact n’étant pas disponible, il serait prématuré d’en déduire un prix d’achat précis. Pour un épargnant belge, l’information doit surtout être lue comme un signal de vigilance : un soutien identifié par le marché peut réduire la pression vendeuse, mais il peut aussi céder si les ventes s’intensifient.
Le cours de référence est généralement exprimé en dollars par once troy, l’unité utilisée pour les métaux précieux. Une once troy représente 31,103 grammes. Le prix réellement payé en euros dépend ensuite du taux de change euro-dollar, de la prime du produit — pièce ou lingot — et des frais appliqués par le vendeur.
Le rebond d’octobre renforce l’attention sur la demande
Début octobre, l’or était revenu autour de 4.100 dollars l’once, son plus bas niveau en deux mois, avant de se redresser vers 4.200 dollars. Ce mouvement a illustré le retour d’acheteurs après la baisse.
La demande officielle chinoise constitue également un élément de fond. La Banque populaire de Chine a ajouté 20,2 tonnes d’or à ses réserves en août, portant ses achats déclarés à 80,2 tonnes entre janvier et août 2026. Ces achats de banques centrales soutiennent la demande mondiale, même s’ils n’empêchent pas les fluctuations quotidiennes du cours.
Carsten Menke, analyste chez Julius Baer Group, a par ailleurs estimé que les achats chinois réels pourraient dépasser les données officiellement publiées. Cette estimation reste spéculative et ne permet pas, à elle seule, de mesurer la demande effective.
Le soutien évoqué par UBS devra donc être confirmé par l’évolution des cours dans les prochaines séances. Pour les acheteurs d’or physique, une approche progressive reste préférable à une décision fondée sur un seul seuil de marché.


