Après avoir touché un creux de deux mois, l’or a repris de la hauteur le 8 octobre. Le mouvement intervient dans un contexte favorable au métal précieux : le dollar américain et les prix du pétrole ont reculé, tandis que des indicateurs d’emploi plus faibles ont amené les marchés à réévaluer la future politique de la Réserve fédérale américaine (Fed).

L’or est généralement coté en dollars. Quand le billet vert baisse, le métal devient mécaniquement moins coûteux pour les acheteurs utilisant d’autres monnaies, notamment l’euro. Cette relation peut soutenir la demande et, par conséquent, le cours de l’or.

Les taux américains restent le principal moteur

Les investisseurs scrutent surtout la trajectoire des taux directeurs de la Fed. Un taux directeur est le taux auquel une banque centrale influence le coût du crédit dans l’économie. Lorsqu’il est élevé, les obligations et les placements rémunérés peuvent devenir plus attractifs que l’or, qui ne verse ni intérêt ni dividende.

À l’inverse, l’anticipation de taux moins élevés, ou d’une politique monétaire moins agressive, tend à favoriser le métal jaune. Les marchés ont ainsi réagi à des chiffres de l’emploi jugés faibles, susceptibles de réduire la pression en faveur d’un relèvement des taux américains.

Le 8 octobre, le cours de l’or a progressé après avoir atteint son niveau le plus bas depuis deux mois. Ce rebond traduit une réévaluation des anticipations sur la Fed par les opérateurs.

Dollar plus faible, or plus accessible en euros

Pour un épargnant belge ou européen, deux variables comptent : le prix international de l’or en dollars et le taux de change entre l’euro et le dollar. Un recul du dollar peut contribuer à soutenir le cours mondial du métal, mais il peut aussi limiter une partie de la hausse observée en euros si la monnaie unique se renforce parallèlement.

Le pétrole a également reculé durant cette séquence. Ce mouvement peut nourrir l’idée de pressions inflationnistes moins fortes, même si le lien entre pétrole, inflation et or n’est jamais automatique. L’or conserve avant tout son rôle d’actif recherché lorsque les perspectives économiques et monétaires deviennent plus incertaines.

Une reprise à replacer dans un marché volatil

Le rebond ne suffit pas, à lui seul, à établir une tendance durable. Le marché de l’or reste sensible aux données américaines sur l’emploi et l’inflation, aux déclarations de la Fed et à l’évolution du dollar.

Pour les acheteurs particuliers, le niveau du cours ne doit donc pas être le seul critère. L’or physique répond généralement à un objectif de diversification et de préservation du capital sur la durée. Il convient aussi de comparer les primes — l’écart entre le prix du métal contenu dans une pièce ou un lingot et son prix de vente — ainsi que les conditions de rachat.

Les prochaines données économiques américaines préciseront si le repli du dollar et l’assouplissement attendu des taux peuvent prolonger le soutien apporté à l’or.

Spécialiste des marchés des matières premières, Lucas décrypte les cours de l’or et de l’argent à travers l’analyse technique et macroéconomique.

Prix de l’Or aide tous ceux et celles qui s’intéressent à l’économie et à la préservation de leur capital à décrypter l’actualité mondiale et son impact sur la valeur de l’or grâce à une analyse factuelle et pédagogique. Prix de l’or – Une information en Or

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