4 109,70 dollars l’once. C’est le niveau du cours de l’or au 31 juillet 2026, malgré une baisse de 1,22 % sur la séance. Le métal jaune s’apprête pourtant à signer sa première hausse mensuelle en cinq mois, un signal surveillé par les investisseurs après plusieurs mois de pression.
L’or résiste autour du seuil des 4 000 dollars
Le cours de l’or reste proche d’un niveau jugé important par le marché : 4 000 dollars l’once. Une once correspond à 31,103 grammes, l’unité de référence internationale pour coter l’or.
Ce seuil agit comme un plancher de marché, aussi appelé support. En clair, il s’agit d’un niveau de prix où les acheteurs reviennent généralement, ce qui limite la baisse. Les investisseurs profitent des replis pour renforcer leurs positions, un comportement appelé achat sur baisse.
Cette dynamique explique pourquoi l’or peut reculer sur une séance tout en progresser sur l’ensemble du mois. Le mouvement est donc contrasté : baisse à court terme, mais reprise mensuelle en cours.
Le dollar freine le métal jaune
La récente pression sur l’or vient en partie du rebond du dollar américain. L’or étant coté en dollars sur les marchés internationaux, un billet vert plus fort rend le métal plus cher pour les acheteurs utilisant l’euro ou d’autres devises.
Pour un investisseur belge ou européen, cet effet de change est essentiel. Le prix affiché en dollars ne dit pas tout : l’évolution du taux euro-dollar peut amplifier ou réduire la performance réelle en euros.
Le dollar s’est renforcé après une forte baisse récente. Cette reprise a réduit l’attractivité de l’or à court terme, surtout pour les investisseurs internationaux.
Les tensions géopolitiques soutiennent la demande
L’or conserve toutefois son rôle de valeur refuge. Une valeur refuge est un actif recherché lorsque les marchés craignent une crise, une guerre, une inflation élevée ou une instabilité financière.
Au Moyen-Orient, des attaques récentes impliquant des drones sur des navires-citernes dans le port de Damiette, en Égypte, alimentent les inquiétudes autour du transport pétrolier et du canal de Suez. Ces tensions renforcent l’intérêt pour l’or sur le long terme.
Même lorsque le climat économique montre des signes d’amélioration, les investisseurs gardent une exposition au métal jaune pour protéger une partie de leur capital.
La Fed reste un risque pour août
La Réserve fédérale américaine a maintenu ses taux d’intérêt lors de sa réunion de fin juillet, sans donner d’indication claire sur ses prochaines décisions. Les taux d’intérêt représentent le coût de l’argent : lorsqu’ils montent, les placements rémunérés comme les obligations deviennent plus attractifs.
L’or, lui, ne verse ni intérêt ni dividende. C’est pourquoi une hausse des taux peut peser sur son cours : le coût d’opportunité de détention augmente. Autrement dit, détenir de l’or peut sembler moins intéressant que placer son argent sur un actif rémunéré.
Les marchés attribuent une probabilité de 65 % à une hausse des taux en septembre 2026. Si ce scénario se confirmait, il pourrait freiner l’élan du métal précieux.
Août pourrait prolonger la reprise, avec prudence
Après une baisse de plus de 11 % en juin, le marché de l’or reste en phase de consolidation baissière. Ce terme désigne une période où les prix reculent ou évoluent faiblement après une hausse précédente, avant de trouver une nouvelle direction.
Pour août 2026, certaines projections placeraient l’or autour de 4 279 dollars l’once en fin de mois, avec une fourchette possible entre 3 928 et 4 569 dollars. Ces prévisions indiqueraient une hausse modérée de 2,8 % sur le mois, mais elles restent dépendantes du dollar, de la Fed et des tensions géopolitiques.
La donnée centrale reste donc simple : l’or recule en séance, mais reprend de la hauteur sur le mois. Pour les investisseurs, le seuil des 4 000 dollars devient la zone clé à surveiller avant les prochaines décisions monétaires américaines.


