3 742,80 euros l’once : le cours de l’or n’avance que de 0,13 % sur 24 heures. Le métal précieux reste presque stable en ce début de semaine, alors que les marchés doivent digérer deux forces contraires : un dollar plus ferme, défavorable à l’or, et un regain de tensions au Moyen-Orient, qui pourrait soutenir la demande d’actifs refuges.
L’attention se porte surtout sur la Réserve fédérale américaine (Fed), qui rendra sa décision de taux mercredi. La Banque d’Angleterre (BoE) suivra jeudi, puis la Banque du Japon (BoJ) vendredi. Cette concentration de rendez-vous monétaires incite les investisseurs à la prudence.
Un dollar plus fort limite le potentiel de l’or
Le Dollar Index, qui mesure le billet vert face à un panier de grandes devises, progresse de 0,59 % à 99,35 points. Dans le même temps, l’euro recule de 0,18 % face au dollar, à 1,157 dollar.
Cette évolution constitue un frein mécanique pour l’or. Le métal est principalement coté en dollars sur les marchés internationaux : quand la devise américaine se renforce, l’or devient plus coûteux pour les acheteurs utilisant d’autres monnaies. Il ne procure par ailleurs ni intérêt ni dividende, contrairement aux obligations ou aux placements rémunérés.
Les opérateurs suivis par le CME Group estimaient récemment à plus de 85 % la probabilité d’un ajustement des taux de la Fed. Cette anticipation devrait toutefois être interprétée avec prudence tant que la banque centrale américaine n’a pas communiqué sa décision et ses perspectives économiques.
Le pétrole ravive le risque inflationniste
En parallèle, le pétrole WTI s’affiche à 102,67 dollars le baril, en hausse de 6,89 % sur une séance. Ce mouvement serait lié aux tensions au Moyen-Orient : des affrontements auraient été rapportés dans le détroit d’Ormuz et des attaques auraient visé des installations dans la région du Golfe.
Une hausse durable du pétrole peut relancer les craintes d’inflation. L’or est souvent qualifié de valeur refuge, c’est-à-dire un actif recherché en période de tensions financières, monétaires ou géopolitiques. Mais à très court terme, le risque d’une inflation plus forte peut aussi pousser les marchés à anticiper des taux élevés plus longtemps. Ce scénario soutiendrait le dollar et pourrait peser sur le métal jaune.
La BCE offre un cadre plus stable en zone euro
La Banque centrale européenne (BCE) a maintenu son taux directeur à 2,65 % et le taux de sa facilité de dépôt à 2,5 %. La facilité de dépôt correspond au taux auquel les banques peuvent placer leurs liquidités auprès de la BCE à court terme.
Cette stabilité apporte un point de repère aux investisseurs européens, mais elle ne supprime pas l’incertitude venant des États-Unis. Le CAC 40 recule d’ailleurs de 1,52 % à 8 180 points en séance, signe d’un marché actions prudent avant les annonces à venir.
Pour les épargnants belges et européens, le cours de l’or en euros dépend donc à la fois du prix mondial de l’or et de l’évolution euro-dollar. Après une once affichée à 3 719,20 euros le 11 septembre, la progression observée ce 14 septembre reste modérée. La réaction de l’or aux décisions de la Fed, puis aux développements au Moyen-Orient, devrait déterminer si ce calme relatif se prolonge ou laisse place à davantage de volatilité.



