De 3 985 à plus de 5 000 dollars l’once selon les périodes et les sources disponibles : l’année 2026 illustre la forte volatilité de l’or. Face aux incertitudes économiques et géopolitiques, les investisseurs surveillent le métal jaune. Mais son prix dépend aussi étroitement des décisions des banques centrales et de la monnaie américaine.
L’once troy, unité de référence du marché de l’or, équivaut à 31,103 grammes. Lorsque son cours augmente, cela ne signifie pas automatiquement que l’or progresse autant en euros : pour un épargnant belge, le taux de change euro-dollar compte également.
L’incertitude renforce l’intérêt pour la valeur refuge
L’or est souvent qualifié de valeur refuge. Ce terme désigne un actif recherché lorsque les marchés craignent un ralentissement économique, une inflation durable, un conflit ou une instabilité financière. Il ne produit ni intérêt ni dividende, mais il est apprécié pour sa liquidité internationale et son absence de risque de faillite d’un émetteur.
Fin août, l’or évoluerait autour de 4 600 dollars l’once, après un rebond estival marqué. Cette progression aurait été soutenue par les tensions géopolitiques, les achats des banques centrales et une faiblesse du dollar. Un dollar moins cher rend en effet l’or, coté principalement en dollars, plus accessible aux acheteurs utilisant d’autres devises.
Les banques centrales constituent un acteur important du marché. Leurs achats visent généralement à diversifier les réserves de change et à réduire la dépendance à certaines monnaies ou actifs financiers.
Les taux américains peuvent inverser la tendance
La hausse de l’or n’est jamais linéaire. Le 30 juin, le métal au comptant se situerait autour de 3 985 dollars l’once, après une baisse mensuelle d’environ 12 % d’après les données fournies. Les anticipations de politique plus restrictive de la Réserve fédérale américaine et le renforcement du dollar auraient pesé sur les cours.
Le mécanisme est simple : lorsque les taux d’intérêt montent, les obligations et les dépôts rémunérés peuvent devenir plus attractifs. Le coût d’opportunité de détenir de l’or augmente alors, puisque le métal ne verse pas de revenu. Un dollar fort constitue un second frein, car il renchérit l’achat d’or pour les investisseurs hors États-Unis.
Une source unique indiquait également qu’en janvier, l’once aurait franchi le seuil des 5 000 dollars, avec un pic intrajournalier à 5 093,05 dollars. Ce niveau doit toutefois être interprété avec prudence : il s’agit d’une information non confirmée par les autres éléments disponibles et les écarts de cotation peuvent varier selon le marché et l’heure de référence.
La BCE reste un point de repère pour les épargnants européens
La Banque centrale européenne a publié sa communication de politique monétaire le 10 septembre. Les éléments fournis ne précisent ni décision de taux ni nouvelle mesure. Pour les détenteurs d’or en Belgique et dans la zone euro, la BCE reste néanmoins essentielle : ses orientations influencent les taux en euros, l’euro face au dollar et, indirectement, le prix de l’or exprimé en euros.
L’or peut protéger une partie d’un patrimoine contre certains risques, mais il ne protège pas contre toutes les baisses à court terme. Avant tout achat, l’épargnant doit comparer le cours en euros, la prime appliquée aux pièces ou lingots, ainsi que les conditions de revente. Dans un marché aussi mouvant, un achat progressif permet souvent de limiter le risque d’entrer au plus haut.



