Trois facteurs soutiendraient les positions longues sur les matières premières, d’après une analyse de Goldman Sachs relayée le 25 octobre par Investing.com. Les éléments précis avancés par la banque ne figurent toutefois pas dans l’extrait disponible. Ils ne permettent donc pas d’établir quels marchés — or, pétrole, cuivre ou autres métaux — seraient visés en priorité.
Une position longue consiste à acheter un actif, ou à s’y exposer via un produit financier, en anticipant une hausse de son prix. À l’inverse, une position courte parie sur une baisse. Pour les épargnants, cette distinction est essentielle : une perspective favorable sur les matières premières ne constitue pas, à elle seule, une recommandation d’achat ni une garantie de performance.
Une thèse haussière, mais sans détail sur les trois facteurs
Goldman Sachs considérerait que l’environnement reste porteur pour les investisseurs positionnés à l’achat sur l’ensemble des matières premières. Faute de précisions sur les trois facteurs identifiés, il serait prématuré d’en déduire une prévision chiffrée ou un signal spécifique pour l’or.
Cette réserve compte particulièrement pour les métaux précieux. Le cours de l’or dépend non seulement du cycle des matières premières, mais aussi des taux d’intérêt réels, du dollar, des achats des banques centrales et de la demande de valeur refuge. Les déterminants du pétrole ou des métaux industriels ne se transmettent donc pas mécaniquement au marché de l’or.
Énergie, tensions géopolitiques et diversification
Le contexte évoqué par des acteurs de la gestion patrimoniale reste néanmoins compatible avec une attention accrue portée aux actifs réels. Neofa estime que les matières premières et l’énergie pourraient prendre davantage de poids dans les allocations en 2026, notamment sous l’effet des besoins liés aux centres de données, à l’intelligence artificielle, aux batteries, à la défense et au nucléaire.
L’incertitude géopolitique constituerait un autre facteur de vigilance. Les perturbations potentielles des flux énergétiques au détroit d’Ormuz, dans le contexte des tensions au Moyen-Orient, pourraient alimenter la volatilité du pétrole et les craintes inflationnistes. L’or peut alors bénéficier d’une demande de protection, mais sa réaction n’est jamais automatique.
Ce que doit retenir l’investisseur belge
Pour un investisseur particulier, le message principal est celui de la diversification. Les matières premières peuvent réduire la dépendance d’un portefeuille aux actions et aux obligations, mais elles restent volatiles et ne produisent généralement pas de revenu régulier. Une exposition à l’or doit répondre à un objectif de préservation du capital et être dimensionnée selon l’horizon, le risque accepté et la liquidité nécessaire.
L’analyse attribuée à Goldman Sachs renforce ainsi une thèse favorable au secteur, sans permettre à ce stade d’identifier les trois moteurs précis ni de les transposer directement au prix de l’or.



