Une opération militaire conjointe sans précédent menée par les États-Unis et Israël a abouti à la mort du Guide suprême iranien, plongeant la région dans l’incertitude la plus totale. Alors que Téhéran a immédiatement lancé des représailles contre les bases alliées dans le Golfe, les marchés financiers réagissent violemment : le pétrole flambe et l’or, valeur refuge par excellence, atteint de nouveaux sommets.
C’est un tournant majeur dans l’histoire du Moyen-Orient moderne. Ce lundi matin 2 mars 2026, la télévision d’État iranienne a confirmé ce que les rumeurs laissaient présager depuis quelques heures : l’Ayatollah Ali Khamenei, âgé de 86 ans, a été tué lors de frappes aériennes massives sur Téhéran.
Cette escalade militaire brutale, couplée à une riposte immédiate de la République islamique, a provoqué une onde de choc instantanée sur l’économie mondiale, poussant les investisseurs à se ruer vers les actifs de protection.
L’opération « Fureur épique » et la fin du Guide suprême
Selon les informations rapportées par plusieurs médias internationaux dont Reuters et La Presse, l’opération baptisée « Fureur épique » a débuté le 28 février. Des frappes d’une précision et d’une intensité rares ont ciblé le cœur du pouvoir iranien, notamment le palais présidentiel et le Conseil de sécurité nationale. Le bilan provisoire, communiqué par le Croissant-Rouge iranien, fait état d’au moins 201 morts et près de 750 blessés. Parmi les victimes figurent le Guide suprême ainsi que plusieurs membres de sa famille proche.
Donald Trump, qualifiant cette attaque de « défense préventive », a déclaré viser un changement de régime, une décision prise sans l’approbation du Congrès américain. Cette offensive intervient après l’échec brutal des négociations nucléaires qui se tenaient à Mascate, à Oman. Face à l’impossibilité pour l’Agence internationale de l’énergie atomique (AIEA) d’accéder aux sites sensibles et à la lenteur des discussions, Washington semble avoir opté pour l’option de la force.
Riposte immédiate et embrasement régional
La réaction de Téhéran ne s’est pas fait attendre. Quelques heures seulement après la confirmation du décès de leur dirigeant, les Gardiens de la Révolution ont lancé une vaste offensive de missiles et de drones. Les cibles visées incluent Israël, mais également des infrastructures américaines situées dans les pays du Golfe, notamment au Koweït, au Qatar et à Bahreïn.
L’aéroport international Zayed d’Abou Dabi, aux Émirats arabes unis, a été touché, causant la mort d’une personne et faisant plusieurs blessés. En Irak, la situation est tout aussi volatile, des manifestants ayant tenté de prendre d’assaut l’ambassade américaine à Bagdad. Les autorités iraniennes promettent désormais l’offensive « la plus féroce de l’histoire », laissant craindre un conflit régional prolongé.
Panique boursière : l’or au zénith
Face au bruit des bottes, les marchés financiers ont réagi avec une nervosité extrême dès l’ouverture des cotations asiatiques. La peur d’une fermeture du détroit d’Ormuz, artère vitale pour le transit des hydrocarbures, a fait bondir les cours du pétrole. La bourse de Tokyo a chuté de plus de 2 %, entraînant dans son sillage les actions des compagnies aériennes.
Cependant, c’est sur le marché des métaux précieux que la réaction est la plus spectaculaire. L’once d’or a bondi de 2 % pour atteindre un record historique situé autour de 5 368 dollars.
Dans des périodes d’incertitude géopolitique majeure, l’or joue son rôle traditionnel de « valeur refuge ». Contrairement aux devises fiduciaires (comme l’Euro ou le Dollar) qui peuvent fluctuer en fonction des décisions des banques centrales ou de la santé économique d’un État, l’or est un actif tangible qui ne comporte pas de risque de contrepartie. Les investisseurs institutionnels et particuliers liquident leurs actifs risqués (actions) pour sécuriser leur capital dans le métal jaune, ce qui fait mécaniquement monter les prix.
Les analystes de grandes banques d’investissement, comme J.P. Morgan, anticipent déjà que le cours pourrait poursuivre sa hausse pour atteindre les 6 300 dollars l’once si le conflit venait à s’enliser.
L’Europe en état d’alerte
Si le conflit semble géographiquement circonscrit au Moyen-Orient, ses répercussions sécuritaires inquiètent les chancelleries européennes. Dans une déclaration relayée par le Sueddeutsche Zeitung, le président de la commission parlementaire allemande de contrôle des services secrets a émis un avertissement sérieux.
Selon les renseignements allemands, des mesures de représailles orchestrées par des « cellules dormantes » iraniennes présentes sur le sol européen ne seraient pas à exclure. Cette menace potentielle a contraint plusieurs pays européens, dont l’Allemagne, à rehausser leur niveau de vigilance, craignant des attaques asymétriques visant des intérêts occidentaux ou israéliens sur le vieux continent.
Un régime fragilisé de l’intérieur
Cette offensive américaine intervient dans un contexte interne déjà explosif pour l’Iran. La Presse rappelle qu’il y a à peine un mois, le pays était secoué par un soulèvement populaire violemment réprimé, ayant causé plus de 10 000 morts. Cette fracture sociale béante, alimentée par une inflation galopante et un rejet du système théocratique, pourrait jouer un rôle déterminant dans les jours à venir. La disparition de la figure tutélaire du régime pourrait soit provoquer son effondrement sous la pression de la rue et des frappes extérieures, soit au contraire radicaliser ses partisans dans une lutte pour la survie.
Pour l’heure, l’incertitude règne, et c’est précisément ce que les marchés détestent le plus. Tant que la poudre parlera au Moyen-Orient, la volatilité restera la norme, et l’or, le baromètre de la peur.


