Dix-neuf mois d’achats sans interruption. La Banque populaire de Chine, la banque centrale du pays, a confirmé ce 7 juin 2026 la poursuite de ses acquisitions d’or. Pékin continue ainsi d’accumuler du métal jaune dans ses réserves, malgré une baisse récente des prix sur le marché intérieur chinois et sur les marchés mondiaux.
Pékin renforce ses réserves d’or
L’information principale est claire : la Chine achète de l’or depuis 19 mois d’affilée. Ces achats sont réalisés par la banque centrale, c’est-à-dire l’institution chargée de gérer la monnaie, les réserves de change et une partie de la stabilité financière du pays.
L’or acheté est de l’or physique. Ce terme désigne du métal détenu sous forme réelle, par exemple en lingots, et non un produit financier lié au prix de l’or. Il est intégré aux réserves officielles, c’est-à-dire aux actifs détenus par un État pour sécuriser sa position financière internationale.
Cette continuité confirme la place de la Chine parmi les grands détenteurs publics d’or. Elle montre aussi que Pékin maintient une stratégie de long terme, indépendamment des variations de prix à court terme.
Pourquoi acheter alors que les prix baissent ?
La baisse des cours n’a pas interrompu les achats chinois. Le cours de l’or correspond au prix auquel le métal s’échange sur les marchés. Il peut varier selon la demande, les taux d’intérêt, le dollar, les tensions géopolitiques ou les anticipations des investisseurs.
Pour une banque centrale, l’objectif n’est pas nécessairement de rechercher un gain rapide. L’or sert surtout à diversifier les réserves. La diversification consiste à ne pas dépendre d’un seul actif, comme le dollar américain, les obligations souveraines ou une autre devise.
Dans un contexte d’incertitudes économiques mondiales, l’or reste perçu comme un actif de réserve. Il ne dépend d’aucun État émetteur et ne comporte pas le même risque qu’une créance financière. C’est l’une des raisons qui expliquent son attrait auprès des banques centrales.
Un signal suivi par les marchés européens
Pour les investisseurs en Belgique et en Europe francophone, ces achats chinois ne constituent pas un ordre d’achat ou de vente. Ils forment toutefois un indicateur important. Les banques centrales font partie des grands acteurs capables d’influencer l’équilibre entre l’offre et la demande d’or.
Si la Chine poursuit ses acquisitions, elle peut soutenir la demande mondiale de métal jaune. Cet effet n’empêche pas des baisses ponctuelles du prix de l’or, mais il renforce l’idée d’un intérêt structurel pour le métal dans les réserves publiques.
La prolongation des achats chinois rappelle que l’or reste un actif stratégique, au-delà des fluctuations quotidiennes des marchés. Pour les épargnants, le signal principal est moins la variation immédiate du prix que la confirmation d’une demande institutionnelle durable.



