Objectif affiché : jusqu’à 20 000 visiteurs par an. À Bertrix, en province de Luxembourg, la mine d’ardoise de la Morépire a rouvert ses galeries au public ce 15 juillet 2026, après deux ans de travaux.

Le site touristique mise désormais sur une visite immersive. Sons, images projetées sur les parois et scénographie repensée doivent replacer les visiteurs dans l’univers des anciens mineurs d’ardoise. Une galerie désigne ici un couloir souterrain creusé pour accéder à la roche. L’ardoise, elle, est une pierre feuilletée longtemps utilisée notamment pour couvrir les toitures.

La Morépire veut rendre son histoire plus vivante

La rénovation poursuit un objectif clair : renouveler l’attractivité du lieu et rendre l’histoire locale plus accessible, en particulier pour le jeune public. Le parcours ne se limite plus à l’observation des galeries. Il cherche à recréer une ambiance de travail souterrain, avec ses bruits, ses gestes et ses conditions difficiles.

La formule entend aussi rappeler le rôle économique qu’a joué l’extraction de l’ardoise dans cette partie des Ardennes belges. À travers cette réouverture, Bertrix valorise un patrimoine industriel qui a marqué la région et plusieurs générations de travailleurs.

Une mémoire ouvrière au cœur du parcours

Les gestionnaires de la mine s’appuient sur la mémoire des anciens mineurs, dont Francis Kimmes, pour ancrer la visite dans une réalité humaine. L’enjeu n’est pas seulement touristique. Il s’agit aussi de transmettre une histoire locale parfois méconnue.

Un visiteur a résumé cette impression au micro de RTL info : « Ça reconstruit un peu l’histoire des Ardennes, c’est chouette ». Cette phrase illustre l’ambition du nouveau parcours : faire comprendre un passé industriel sans le figer dans un simple musée.

Un atout touristique pour la province de Luxembourg

Avec cette réouverture, la Morépire espère attirer jusqu’à 20 000 visiteurs par an. Le pari repose sur une demande croissante pour des expériences patrimoniales plus immersives, où le public ne regarde pas seulement un lieu, mais s’y projette.

Pour Bertrix, la mine rénovée devient ainsi un levier de tourisme local. Elle rappelle aussi que les richesses du sous-sol belge ne se résument pas aux métaux précieux : elles racontent d’abord des métiers, des territoires et des savoir-faire. La Morépire rouvre donc plus qu’un site : elle rouvre une page de l’histoire ardennaise.

Analyste financier basé en Belgique, Antoine suit l’actualité de l’or, des métaux précieux et leur impact sur l’épargne et la fiscalité belge.

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