40.000 tonnes de roche minéralisée : c’est le volume que veut extraire Amex Gold Mining pour mieux évaluer le potentiel de son projet aurifère Perron, dans la région d’Abitibi, au Québec. La société a sélectionné un entrepreneur pour construire le portail souterrain du site. La mobilisation est en cours et les travaux étaient planifiés pendant la semaine du 6 juillet 2026.

Amex prépare l’accès souterrain du projet Perron

Amex Gold Mining Inc. avance sur la construction liée à son programme d’échantillon en vrac. Dans le secteur minier, un échantillon en vrac consiste à extraire une grande quantité de roche, ici 40.000 tonnes, afin de tester la teneur réelle en or, le comportement du minerai et les méthodes d’exploitation avant une éventuelle étape plus industrielle.

Le chantier concerne le projet aurifère Perron, situé en Abitibi, une région minière majeure du Québec. Le premier jalon est la construction d’un portail souterrain. Ce terme désigne l’entrée d’une galerie minière, c’est-à-dire le point d’accès qui permet aux équipes et aux engins de descendre sous terre.

Amex a retenu un entrepreneur après un appel d’offres concurrentiel. Cette sélection doit permettre d’ouvrir l’accès initial aux travaux souterrains et de préparer l’exécution du programme d’échantillonnage.

Pourquoi ce chantier compte pour le projet aurifère

Le programme de 40.000 tonnes n’est pas une simple opération de forage. Il s’agit d’un test à plus grande échelle. Pour une société d’exploration aurifère, cette étape sert à réduire l’incertitude géologique et technique.

Les forages donnent des indications sur la présence d’or. L’échantillon en vrac permet d’aller plus loin : il confronte les hypothèses à la réalité du terrain, avec de la roche extraite, traitée et analysée en volumes significatifs.

Pour les investisseurs, ce type d’étape peut être déterminant : il ne garantit pas la mise en production, mais il améliore la compréhension du gisement. Dans le cas de Perron, l’objectif est de soutenir le développement souterrain et de préparer les décisions futures.

Eau, électricité et bases de chantier se mettent en place

Amex indique également que l’usine de traitement de l’eau est arrivée sur le site et que son installation est en cours. Ce dispositif est central pour la gestion environnementale. Il doit traiter les eaux liées aux travaux afin de limiter l’impact des opérations minières.

La mise en service est attendue dans les prochaines semaines. Dans un chantier souterrain, l’eau doit être pompée, contrôlée et traitée. Cette contrainte est particulièrement surveillée dans les projets aurifères, car les autorités et les communautés locales attendent des garanties sur la qualité des rejets.

Plusieurs plateformes d’infrastructure sont déjà terminées ou proches de l’être. Ces plateformes, souvent appelées pads dans l’industrie, sont des surfaces préparées qui servent de fondations pour des installations temporaires ou permanentes : bureaux de chantier, équipements, services techniques et zones logistiques.

Des bureaux temporaires et des services de site sont aussi en cours d’installation. L’objectif est de disposer d’un environnement opérationnel stable avant l’arrivée complète des équipes souterraines.

Hydro-Québec doit raccorder le site au réseau

Les travaux se poursuivent aussi sur l’infrastructure électrique permanente. Amex vise un raccordement au réseau d’Hydro-Québec plus tard en 2026 ou au début de 2027.

Ce point est important. Le Québec dispose d’un réseau largement alimenté par l’hydroélectricité. Pour une mine, un raccordement au réseau peut réduire la dépendance aux générateurs diesel, limiter les émissions et améliorer la continuité d’alimentation.

Dans une perspective européenne et belge, cet élément rejoint une question centrale pour les métaux précieux : la qualité environnementale des projets miniers. L’or physique reste recherché comme outil de préservation du capital, mais la provenance et les conditions d’extraction prennent une place croissante dans l’analyse des projets.

Une mobilisation souterraine attendue fin juillet

Amex progresse aussi sur le recrutement et la mobilisation des prestataires. La société a engagé plusieurs personnes clés et fournisseurs de services pour soutenir la construction, la gestion environnementale et les futures opérations souterraines.

Après appel d’offres et évaluations, Amex négocie avec l’entrepreneur minier privilégié pour respecter le calendrier du programme. Sa mobilisation est prévue pour la fin juillet 2026.

Le calendrier reste donc concentré sur une priorité : préparer le site pour que l’échantillonnage en vrac puisse se dérouler de manière contrôlée, avec les accès, l’eau, l’électricité et les équipes nécessaires.

Un jalon technique, pas encore une mine

L’avancée annoncée par Amex Gold Mining marque une étape concrète pour Perron. Elle ne transforme pas automatiquement le projet en mine en production. Elle indique surtout que la société passe d’une logique d’exploration vers une phase de test plus opérationnelle.

Pour le marché de l’or, ce type de développement illustre le long chemin entre une découverte aurifère et une production commerciale. Le prix de l’or peut soutenir l’intérêt pour les projets miniers, mais la valeur réelle d’un actif dépend aussi de sa géologie, de ses coûts, de ses permis et de son exécution sur le terrain.

La prochaine étape à surveiller sera la mobilisation effective de l’entrepreneur minier souterrain et la mise en service de l’usine de traitement de l’eau. C’est là que le programme de 40.000 tonnes entrera dans sa phase la plus concrète.

Journaliste économique, Émilien s’intéresse aux usages industriels des métaux précieux et aux innovations technologiques qui façonnent leur avenir.

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