Malgré un troisième trimestre perturbé par des conditions météorologiques extrêmes, Rio2 Ltd. vise toujours le démarrage de la production commerciale de sa mine d’or Fenix au quatrième trimestre 2026.
La société a indiqué le 29 septembre que les tempêtes hivernales, associées à des conditions de super El Niño, avaient freiné les opérations de montée en puissance du site. L’objectif central n’est toutefois pas modifié à ce stade.
Des intempéries qui ralentissent le démarrage
La phase de montée en puissance, souvent appelée ramp-up, désigne la période durant laquelle une mine nouvellement construite augmente progressivement ses volumes extraits et traités jusqu’à atteindre son niveau de fonctionnement prévu. Cette étape est déterminante : elle permet de tester les équipements, l’organisation logistique et les procédés de récupération de l’or.
À Fenix, les violentes tempêtes de l’hiver austral ont perturbé cette phase au cours du troisième trimestre 2026. Les difficultés météorologiques ont donc retardé le rythme attendu des opérations.
Rio2 n’a pas communiqué, dans cette mise à jour, de nouveau calendrier détaillé ni l’ampleur chiffrée du retard. L’entreprise maintient néanmoins que la mine doit atteindre la production commerciale au quatrième trimestre 2026.
Ce que signifie la production commerciale
La production commerciale ne correspond pas simplement à la première coulée d’or. Elle désigne généralement le moment où l’exploitant considère que l’installation fonctionne de manière suffisamment stable, à une capacité jugée représentative, pour que ses coûts et sa production soient intégrés normalement dans ses résultats financiers.
Pour les investisseurs dans les sociétés minières aurifères, cette échéance est particulièrement suivie. Un report peut augmenter les dépenses de démarrage et retarder les recettes issues des ventes d’or. À l’inverse, le maintien de l’objectif limite, pour l’instant, le risque d’un décalage plus profond du projet.
Un calendrier désormais très resserré
Le maintien de la cible du quatrième trimestre laisse une marge de temps limitée à Rio2 pour rattraper les perturbations subies durant l’hiver. La capacité du groupe à stabiliser les opérations après les intempéries sera donc scrutée dans les prochaines communications.
Le projet Fenix reste exposé aux aléas classiques d’une mise en service minière : météo, accès au site, disponibilité des équipements et performance de l’usine de traitement. Pour l’heure, Rio2 affirme que ces difficultés n’ont pas remis en cause son objectif de production commerciale avant la fin de l’année.
La prochaine étape sera la confirmation, par des données opérationnelles, que la mine a effectivement atteint le niveau de production et de stabilité requis au cours du quatrième trimestre.



