4 059,47 dollars l’once : c’est le niveau autour duquel évolue l’or ce 4 août 2026, dans un marché attentiste mais légèrement orienté à la hausse. Le mouvement reste limité. Il traduit surtout la prudence des investisseurs avant la publication de chiffres clés sur le marché du travail américain.
L’or progresse avant un rendez-vous économique majeur
Les cours de l’or montent légèrement sur le marché mondial. La raison principale tient à l’attente des données américaines sur l’emploi. Ces statistiques peuvent modifier les anticipations de politique monétaire de la Réserve fédérale américaine, la Fed.
La Fed est la banque centrale des États-Unis. Elle fixe notamment ses taux directeurs, c’est-à-dire le prix auquel les banques peuvent se financer à court terme. Ces décisions influencent les taux d’intérêt dans l’économie, le dollar et les actifs financiers.
Pour l’or, l’enjeu est direct. Le métal jaune ne verse pas d’intérêt. Quand les taux montent, les placements rémunérés deviennent plus attractifs. À l’inverse, quand les marchés anticipent une baisse ou une pause des taux, l’or peut retrouver de l’attrait.
Pourquoi l’emploi américain compte pour le métal jaune
Le marché du travail américain est suivi de près car il donne une indication sur la solidité de l’économie. Des créations d’emplois robustes et des salaires dynamiques peuvent entretenir l’inflation. Dans ce cas, la Fed peut être incitée à maintenir une politique monétaire restrictive.
Une politique monétaire restrictive signifie des taux élevés pour freiner la demande et ralentir la hausse des prix. Pour l’or, ce scénario est souvent défavorable, surtout si le dollar se renforce.
À l’inverse, des chiffres de l’emploi plus faibles peuvent nourrir l’idée d’un assouplissement monétaire. Cela peut soutenir l’or, car le coût d’opportunité de détention du métal diminue. Le coût d’opportunité désigne ici le rendement auquel un investisseur renonce en détenant un actif qui ne rapporte pas d’intérêt.
Un prix encore élevé malgré la volatilité de 2026
Au 4 août 2026, le prix de l’or ressort à 4 059,47 dollars l’once. L’once troy est l’unité de référence internationale pour les métaux précieux. Elle équivaut à environ 31,1 grammes.
La fourchette observée sur 52 semaines se situe entre 3 268,15 dollars et 5 595,46 dollars. La variation annuelle atteint +21,45 %, signe que l’or reste sur une trajectoire élevée malgré des phases de correction.
Le marché aurait connu une forte baisse en juin 2026, d’environ 12 %, sous l’effet d’anticipations de hausses de taux par la Fed et d’un dollar plus ferme. Cette baisse aurait constitué la plus forte correction mensuelle depuis octobre 2008. Le cours aurait aussi reculé d’environ 25 % depuis un pic de fin janvier 2026 supérieur à 5 600 dollars.
Le 26 janvier 2026, l’or aurait franchi pour la première fois le seuil des 5 000 dollars l’once, avec un sommet à 5 093,05 dollars. Ce mouvement aurait été alimenté par l’instabilité économique, l’inflation et la demande de valeur refuge.
Ce que doivent surveiller les investisseurs belges
Pour un investisseur belge ou européen, le cours international en dollars ne suffit pas. Le taux de change euro-dollar joue aussi un rôle. Si le dollar se renforce face à l’euro, l’or peut coûter plus cher en euros, même sans forte hausse du prix en dollars.
Il faut aussi distinguer le cours spot et le prix payé chez un professionnel. Le cours spot est le prix de marché immédiat de l’or. Le prix d’achat d’une pièce ou d’un lingot inclut généralement une prime, c’est-à-dire un écart lié à la fabrication, à la rareté, à la demande et à la marge commerciale.
À court terme, l’attention reste donc concentrée sur les chiffres de l’emploi américain et leur effet possible sur les taux de la Fed. Pour l’or, la question centrale demeure simple : les données économiques vont-elles renforcer le dollar et les taux, ou redonner de l’air au métal jaune ?



