Environ 2% de hausse en une séance : le marché de l’or a réagi rapidement aux signaux de détente entre les États-Unis et l’Iran. Le 15 juin 2026, les investisseurs ont acheté du métal jaune après les annonces autour d’un possible accord préliminaire de paix, susceptible de réduire les tensions au Moyen-Orient et les risques d’inflation liés au pétrole.
L’or réagit à un possible accord de 60 jours
Le mouvement concerne les marchés mondiaux de l’or. Le métal précieux a progressé d’environ 2% courant juin, après plusieurs informations faisant état d’un protocole d’accord entre les négociateurs américains et iraniens.
Cet accord serait valable 60 jours. Il viserait à prolonger le cessez-le-feu et à ouvrir des discussions sur le programme nucléaire iranien. Il prévoirait aussi un passage sans restriction dans le détroit d’Ormuz, sans péage ni supervision iranienne, ainsi qu’un retrait des mines sous 30 jours.
Le détroit d’Ormuz est un point de passage maritime stratégique pour le pétrole. Toute perturbation peut faire monter les prix de l’énergie, donc l’inflation. L’inflation désigne la hausse générale des prix, qui réduit le pouvoir d’achat d’une monnaie.
Pourquoi une détente géopolitique soutient le métal jaune
La hausse de l’or peut sembler paradoxale. En période de guerre, l’or est souvent recherché comme actif refuge, c’est-à-dire un placement perçu comme plus résistant lors des crises. Mais depuis le début du conflit en février 2026, le métal jaune avait reculé de plus de 10%.
La raison tient aux taux d’intérêt et au dollar. Quand l’inflation grimpe, les banques centrales peuvent maintenir ou relever leurs taux. Des taux plus élevés rendent les placements rémunérés plus attractifs que l’or, qui ne verse pas d’intérêt. Un dollar fort pèse aussi sur l’or, car le métal est principalement coté en dollars sur les marchés internationaux.
L’espoir d’une paix entre les États-Unis et l’Iran réduit donc la crainte d’un choc pétrolier durable. Il pourrait aussi calmer les anticipations de taux. Ce scénario soutient la demande d’or.
Trump évoque une validation iranienne, mais l’accord reste à confirmer
Donald Trump a affirmé publiquement que le guide suprême iranien aurait validé un accord-cadre avec les États-Unis. Cette validation n’étant pas officiellement confirmée, elle doit être traitée avec prudence.
Le protocole prévoirait aussi que l’Iran puisse vendre librement son pétrole. En échange, Téhéran s’engagerait à ne pas se doter d’une arme nucléaire. Washington envisagerait, de son côté, un allègement des sanctions et un dégel de fonds iraniens.
Les prévisions restent favorables à moyen terme
Au-delà du rebond immédiat, certains analystes maintiennent des objectifs élevés. ING et WisdomTree anticipent un prix de l’or entre 5.000 et 5.500 dollars l’once d’ici fin 2026 ou début 2027.
Une once d’or correspond à 31,103 grammes. C’est l’unité de référence utilisée sur les marchés internationaux.
Ces perspectives reposent notamment sur la demande des banques centrales, comme celles de Chine ou de Pologne, et sur l’hypothèse d’une stabilisation au Moyen-Orient. Pour les investisseurs belges et européens, le signal principal reste clair : l’or demeure très sensible à la combinaison géopolitique, pétrole, inflation, taux et dollar.



