Une tonne achetée en septembre, 29 tonnes depuis janvier : la Banque nationale du Kazakhstan (NBK) poursuit à un rythme soutenu le renforcement de ses réserves d’or. Cette politique vise à diversifier les actifs du pays et à réduire sa dépendance aux monnaies étrangères.
La NBK a annoncé le 22 septembre l’acquisition d’une tonne d’or supplémentaire. Le total des achats réalisés depuis janvier 2026 atteint ainsi 29 tonnes. Pour une banque centrale, l’or est un actif de réserve : il ne dépend pas de la promesse de remboursement d’un État ou d’une banque et peut contribuer à sécuriser les avoirs nationaux en période de tensions financières.
Une réserve davantage concentrée sur le métal jaune
Selon les estimations publiées, l’or représenterait désormais 75 % des réserves totales du Kazakhstan, un niveau présenté comme record. Ce pourcentage doit être lu comme une part en valeur des actifs de réserve : lorsque le cours de l’or progresse, son poids peut augmenter même sans achat physique supplémentaire.
Cette proportion serait très supérieure à la moyenne mondiale des banques centrales, estimée autour de 15 %. Une telle concentration peut renforcer l’indépendance face aux devises étrangères et aux risques de sanctions, mais elle expose aussi davantage la valeur des réserves aux variations du cours de l’or.
Attention à la comparaison avec les grandes puissances
Le rythme des acquisitions placerait le Kazakhstan parmi les acheteurs souverains les plus actifs. Il ne permet toutefois pas, à lui seul, d’affirmer que le pays figure déjà parmi les cinq plus grands détenteurs d’or au monde : il faut distinguer les achats nets sur une année du stock total détenu.
Les États-Unis et l’Allemagne disposent historiquement de stocks se comptant en milliers de tonnes. Les 29 tonnes achetées par le Kazakhstan depuis janvier illustrent donc une accélération remarquable, mais non un dépassement mécanique de ces grandes puissances en volume total.
Un marché de l’or déjà très élevé
Le 17 septembre, l’once d’or cotait 3 696,4 euros, d’après les données citées dans les informations disponibles. Une once troy correspond à 31,103 grammes. Ce niveau, proche de sommets historiques selon ces données, s’inscrirait dans un environnement de forte demande institutionnelle et d’incertitudes monétaires et financières.
Pour les épargnants belges, le signal principal est moins l’achat d’une tonne en septembre que la continuité de la stratégie kazakhe : les banques centrales restent des acteurs structurants de la demande mondiale d’or. Cela ne garantit pas une hausse future des prix, mais soutient l’intérêt de l’or comme actif de diversification dans une allocation de long terme.



