4 414,62 dollars l’once : le prix de l’or reste installé à un niveau élevé au 11 août 2026. Ce mardi, le métal jaune aurait atteint un plus haut de dix semaines sur le marché international, porté surtout par une demande accrue en provenance de Chine, d’après les données de marché reprises par Investing.com.
La Chine soutient le rebond de l’or
L’information principale tient en une tendance claire : les achats chinois auraient relancé la hausse de l’or à court terme. La Chine est l’un des plus grands marchés mondiaux pour le métal précieux, à la fois pour la bijouterie, l’épargne privée et les réserves financières.
Quand la demande chinoise augmente, l’effet peut être rapide. Le marché de l’or est mondial : les transactions se font en continu entre l’Asie, l’Europe et l’Amérique du Nord. Une hausse des achats en Asie peut donc influencer les prix affichés à Londres, New York ou Zurich.
L’once d’or s’élevait à environ 4 414,62 dollars le 11 août 2026, avec une progression annuelle de 21,45 %. L’« once » désigne ici l’once troy, l’unité internationale utilisée pour l’or. Elle correspond à environ 31,10 grammes.
Pourquoi cette demande chinoise compte
La hausse viendrait d’une augmentation des achats d’or sur le marché. Pour les investisseurs, cette dynamique reflète souvent une recherche de protection. L’or est considéré comme une valeur refuge : un actif recherché lorsque les investisseurs veulent préserver leur capital face à l’inflation, aux tensions géopolitiques ou aux incertitudes monétaires.
En Chine, plusieurs facteurs peuvent soutenir l’intérêt pour l’or : ralentissement immobilier, volonté de diversification de l’épargne, inquiétudes sur les marchés financiers ou préférence culturelle pour le métal physique. Ces éléments ne garantissent pas une hausse durable, mais ils renforcent la demande lorsque le contexte mondial reste instable.
Le mouvement avait déjà été visible en Asie quelques jours plus tôt. Le 5 août, les prix de l’or au Vietnam ont fortement progressé. Les lingots SJC se négociaient alors autour de 138,8 à 141,8 millions de dongs vietnamiens par once. Cette hausse locale était liée à une forte demande chinoise, à la baisse du pétrole et aux incertitudes autour de la Réserve fédérale américaine, la banque centrale des États-Unis.
Un marché encore volatil après le choc du début 2026
Ce nouveau plus haut de dix semaines s’inscrirait dans un marché déjà très nerveux. Entre fin 2025 et début 2026, le prix de l’or aurait fortement progressé, passant d’environ 3 000 dollars à près de 5 600 dollars l’once, avant une correction marquée.
Une « correction » désigne une baisse significative après une hausse rapide. Elle ne signifie pas nécessairement un retournement durable, mais elle indique que certains investisseurs prennent leurs bénéfices ou que le marché estime le prix trop élevé à court terme.
Cette phase aurait effacé une partie importante de la hausse, tout en laissant l’or à des niveaux historiquement élevés par rapport à 2024. Pour les acheteurs particuliers, cela signifie une chose simple : le prix reste attractif pour les vendeurs, mais plus exigeant pour les nouveaux entrants.
Ce que cela change pour les épargnants belges
Pour un investisseur en Belgique, la hausse de l’or pose deux questions : faut-il acheter malgré des prix élevés, ou vendre après la progression annuelle ?
La réponse dépend surtout de l’objectif. L’or physique — pièces ou lingots — sert généralement à diversifier un patrimoine, pas à chercher un rendement rapide. Contrairement à une action, l’or ne verse pas de dividende. Sa performance dépend uniquement de l’évolution du prix à l’achat et à la revente.
En Belgique, l’or d’investissement bénéficie en principe d’une exonération de TVA lorsqu’il respecte les critères légaux, notamment pour certains lingots et pièces. Pour un achat, les points clés restent le prix au gramme, la prime et la liquidité. La « prime » correspond à l’écart entre le prix de l’or contenu dans la pièce ou le lingot et son prix réel de vente. Elle couvre notamment la fabrication, la distribution et la demande du marché.
Les prochains signaux à surveiller
Les perspectives pour la fin 2026 restent mitigées. Certains analystes anticiperaient une poursuite de la hausse, tandis que d’autres envisageraient une baisse si les taux d’intérêt réels remontent ou si la demande asiatique ralentit.
Les taux d’intérêt réels correspondent aux taux d’intérêt corrigés de l’inflation. Quand ils montent, l’or peut perdre de son attrait, car il ne rapporte pas d’intérêt. Quand ils baissent, le métal précieux redevient souvent plus compétitif face aux placements monétaires.
À court terme, trois facteurs dominent : la demande chinoise, les décisions de la Réserve fédérale américaine et le niveau du dollar. Si les achats chinois se maintiennent, le soutien au cours de l’or pourrait rester important. Mais après une année déjà très haussière, la prudence reste nécessaire.
Le plus haut de dix semaines confirme une réalité : l’or demeure au cœur des stratégies de protection du capital. Pour les épargnants européens, l’enjeu n’est pas seulement de suivre le record du jour, mais d’acheter ou de vendre avec méthode, en tenant compte du prix, de l’horizon de placement et de la fiscalité locale.



