L’annonce inattendue d’une trêve de deux semaines dans le détroit d’Ormuz a provoqué de fortes secousses sur les marchés financiers ce mercredi 8 avril 2026, profitant massivement aux métaux précieux face à une devise américaine en repli.

Une once d’argent frôlant les 77 dollars et un or dépassant les 4 800 dollars. Ce mercredi 8 avril 2026 restera marqué par un violent mouvement de bascule sur les marchés des matières premières. Quelques heures avant l’expiration d’un ultimatum américain, le président des États-Unis, Donald Trump, a annoncé sur ses réseaux sociaux un accord de cessez-le-feu de deux semaines avec Téhéran. En échange de l’annulation de frappes ciblées sur ses infrastructures de la part de Washington, l’Iran a consenti à rouvrir immédiatement le détroit d’Ormuz, point de passage névralgique reliant le golfe Persique au golfe d’Oman.

L’envolée de l’argent face à la dépréciation du billet vert

Cette désescalade diplomatique subite a eu un effet immédiat sur la devise américaine, qui s’est mécaniquement affaiblie. Dans ce sillage, les investisseurs ont massivement réajusté leurs portefeuilles, propulsant les métaux précieux vers des sommets. L’argent a connu un bond spectaculaire, enregistrant une hausse comprise entre 4,5 % et 7 % lors des sessions boursières asiatique et américaine. L’once d’argent s’est ainsi hissée entre 76,50 et 77 dollars.

De son côté, l’or physique a suivi la même dynamique haussière. Les contrats à terme sur le métal jaune ont ouvert sur une hausse de 3,2 %, poussant l’once à 4 835 dollars, ce qui représente son plus fort gain nocturne depuis la fin du mois de novembre dernier. Ces mouvements massifs de capitaux ont été corroborés par les portails d’informations financières spécialisés tels que Yahoo Finance et l’Agence BDOR.

Il convient de rappeler le fonctionnement des contrats à terme (ou futures). Il s’agit d’engagements financiers par lesquels des investisseurs s’accordent pour acheter ou vendre une quantité précise d’un actif — comme l’or ou l’argent — à un prix et une date fixés à l’avance. Par ailleurs, la hausse soudaine des métaux précieux s’explique par leur cotation historique en dollars américains. Lorsqu’une accalmie géopolitique pousse les marchés à délaisser la monnaie américaine, la baisse du billet vert rend l’or et l’argent mécaniquement moins chers pour les acheteurs utilisant d’autres devises, comme l’euro. Cette décote apparente stimule la demande mondiale et fait irrémédiablement grimper les cours.

Reflux des cours du brut et apaisement de l’inflation

Si les métaux précieux se sont envolés, la réaction fut diamétralement opposée sur le marché énergétique. La levée du blocage iranien sur le détroit d’Ormuz et la reprise du trafic maritime mondial ont balayé la prime de risque géopolitique qui pesait lourdement sur l’or noir. Conséquence directe : le prix du baril de pétrole brut Brent a sévèrement chuté pour s’établir à 90,01 dollars, rejoignant ainsi son niveau le plus bas depuis le 11 mars.

Cette baisse soudaine du coût de l’énergie éloigne, du moins temporairement, les craintes d’une spirale inflationniste de long terme en Europe et réduit la pression sur les banques centrales concernant une éventuelle hausse des taux d’intérêt. Néanmoins, cette respiration des marchés financiers reste intimement liée à un accord diplomatique dont la durée de vie annoncée n’est que de quatorze jours. Passé ce délai, la préservation du capital via l’or ou l’argent dépendra de la capacité des deux blocs à pérenniser, ou non, cette trêve stratégique.

Spécialiste des marchés des matières premières, Lucas décrypte les cours de l’or et de l’argent à travers l’analyse technique et macroéconomique.

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