Plus de 4 700 hectares supplémentaires : Adamera Minerals veut étendre vers l’ouest son projet South Hedley, en Colombie-Britannique, sur un secteur que la société considère comme favorable au cuivre et à l’or.
Le groupe canadien a annoncé le 8 septembre avoir déposé des demandes pour les claims miniers de Bromley. Ces terrains sont attenants à sa propriété South Hedley, qu’Adamera détient à 100 %. Les demandes restent toutefois soumises à l’approbation des autorités compétentes.
L’acquisition potentielle prolongerait d’environ 12 kilomètres vers l’ouest la limite nord-ouest de South Hedley. La nouvelle zone se rapprocherait de la frontière orientale des claims associés à la mine de cuivre Copper Mountain, détenue par Hudbay Minerals.
Un claim est un titre minier qui confère à son détenteur le droit exclusif d’explorer une zone donnée, sous réserve des autorisations réglementaires et environnementales. Il ne prouve ni la présence d’un gisement exploitable ni sa rentabilité économique.
Un corridor cuivre-or de 40 kilomètres évoqué
Adamera estime que les claims de Bromley couvriraient une partie d’un corridor structural et métallogénique est-ouest d’environ 40 kilomètres. Ce corridor relierait, selon l’interprétation de la société, la mine Copper Mountain en production, la cible cuivre-or Max et l’ancienne mine Nickel Plate, près de Hedley.
Une structure géologique est une zone où les roches ont été déformées par les mouvements de la croûte terrestre. Ces zones peuvent canaliser des fluides minéralisateurs et, dans certains cas, favoriser la concentration de métaux. Le terme « métallogénique » désigne ici le potentiel d’un secteur à abriter des minéralisations.
La société indique également avoir repéré des signatures magnétiques distinctes sur cette zone, recouverte par des roches volcaniques plus récentes. Adamera considère que ce contexte pourrait correspondre à un ancien conduit magmatique longeant la marge sud du batholite de Bromley. Cette lecture géologique demeure une hypothèse d’exploration : elle devra être testée par des travaux de terrain, puis éventuellement par forage.
Des travaux conditionnés à l’approbation
Si les claims sont approuvés, Adamera prévoit d’y mener une première phase de prospection et d’échantillonnage. Des levés géophysiques aéroportés pourraient aussi être réalisés afin de sélectionner des cibles de forage.
La géophysique aéroportée consiste à embarquer des instruments de mesure, notamment magnétiques ou électromagnétiques, à bord d’un aéronef. Elle permet de détecter des contrastes dans le sous-sol, sans pour autant confirmer directement l’existence de cuivre ou d’or.
Les nouveaux claims sont contigus à la cible Max, où un levé de polarisation provoquée est en cours. Adamera affirme que cette méthode a mis en évidence une anomalie de « chargeabilité » large de 3 à 4 kilomètres. La polarisation provoquée mesure la capacité de certaines roches à retenir temporairement une charge électrique ; elle est souvent utilisée pour rechercher des sulfures, des minéraux parfois associés aux gisements de cuivre et d’or.
Les permis de forage restent en attente
L’étape décisive reste l’autorisation des travaux de forage. Adamera a déposé en février 2026 des demandes de permis pour forer les cibles Max cuivre-or et Glix, une cible d’or de type skarn. Ces demandes étaient toujours en attente au 8 septembre.
Un skarn est une roche formée au contact d’une intrusion magmatique et de roches riches en carbonates. Ce contexte géologique peut accueillir des minéralisations d’or, mais aussi de cuivre ou d’autres métaux.
Pour les investisseurs intéressés par l’or, cette annonce illustre la différence entre l’extension d’un portefeuille de terrains et la découverte d’un gisement. Adamera accroît son exposition potentielle au cuivre et à l’or, mais aucune ressource minérale ni campagne de forage sur Bromley n’a encore été annoncée. Les décisions administratives et les résultats des futurs travaux détermineront la valeur réelle de cette expansion.



