Six trous pour environ 770 mètres : Aurania Resources a lancé le 8 septembre un programme de forage au diamant sur le projet aurifère de Thormodsdalur, aussi appelé Thor’s Valley, à une vingtaine de kilomètres à l’est de Reykjavík. La campagne doit durer approximativement un mois.
Le programme comprend cinq trous jumeaux, c’est-à-dire des forages réalisés à proximité d’anciens trous afin de contrôler et de reproduire les résultats historiques avec des méthodes actuelles. Un sixième forage doit tester une cible aurifère nouvelle.
Des carottes pour vérifier la teneur en or
Le forage au diamant permet de remonter une carotte, un cylindre de roche intact. Cette méthode donne aux géologues une lecture plus précise de la profondeur, de l’épaisseur et de la continuité d’une zone minéralisée. Les carottes prélevées à Thor’s Valley seront envoyées à l’analyse en laboratoire.
L’enjeu est de confirmer si les concentrations d’or relevées lors de campagnes antérieures peuvent être reproduites. Les documents disponibles rapportent des teneurs historiques pouvant atteindre 415,40 grammes d’or par tonne de roche (g/t Au) lors d’un programme de 2005-2006, ainsi que jusqu’à 113 g/t Au en 2020. Ces chiffres, issus de travaux passés, devront toutefois être validés par la nouvelle campagne avant d’être considérés comme comparables aux normes actuelles.
Une teneur exprimée en g/t indique la quantité d’or contenue dans une tonne de roche. Une teneur élevée dans une intersection de forage ne suffit pas, à elle seule, à démontrer l’existence d’un gisement exploitable : la longueur minéralisée, sa régularité, les coûts d’extraction et les contraintes environnementales comptent également.
Vers une première estimation moderne de ressource
Aurania mène cette exploration avec Iceland Resources, filiale de St-Georges Eco-Mining. Un accord d’option conclu en avril 2026 aurait organisé un investissement progressif d’Aurania dans le projet, en vue d’une définition initiale de ressource moderne. Les modalités juridiques et financières complètes de cet accord ne sont pas précisées dans les éléments disponibles.
Le site est présenté comme un système épithermal à faible sulfuration, un type de formation où des fluides chauds ont pu déposer de l’or dans des fractures de la roche. Les résultats d’analyse à venir seront donc déterminants : ils diront si les indices historiques peuvent contribuer à dessiner une ressource, c’est-à-dire une estimation géologique de métal potentiellement récupérable.
Pour les investisseurs intéressés par l’or, cette phase reste celle de l’exploration : elle peut confirmer un potentiel, mais ne constitue ni une ressource certifiée ni une future production.



