9 millions d’euros : c’est l’estimation avancée pour le contenu d’un coffre découvert par hasard dans un bâtiment en rénovation en Flandre orientale. La trouvaille a eu lieu le 13 août à Saint-Gilles-lez-Termonde, près de Termonde, lors de travaux liés aux canalisations.
Des travaux ordinaires, une découverte exceptionnelle
Des ouvriers de l’entreprise De Brand intervenaient dans un bâtiment en rénovation à Saint-Gilles-lez-Termonde (Sint-Gillis-Dendermonde), en Flandre orientale. En travaillant sur une zone liée aux canalisations, ils ont découvert un coffre dissimulé dans un mur.
À l’intérieur se trouvaient plusieurs formes d’or : des lingots, des pièces, des pépites et des morceaux d’or. Un lingot est une barre de métal précieux coulée dans un format standardisé ou semi-standardisé. Une pépite est un morceau d’or natif, c’est-à-dire trouvé sous une forme naturelle avant transformation.
Selon les premières estimations, l’ensemble vaudrait environ 9 millions d’euros. Ce montant reste une estimation : la valeur réelle dépendra du poids exact, de la pureté du métal et du cours de l’or au moment de l’expertise. La pureté correspond à la proportion d’or fin contenue dans un objet, souvent exprimée en carats ou en millièmes.
Le trésor transféré à Bruxelles
Après la découverte, la police de Dendermonde a pris le contrôle du coffre et de son contenu. Le trésor a été transféré vers un lieu sécurisé à Bruxelles, dans l’attente de la suite de l’enquête.
Cette étape est classique dans ce type de dossier. Les autorités doivent d’abord sécuriser les biens, puis établir leur origine. Plusieurs questions se posent : qui a caché ce coffre ? Depuis quand se trouvait-il dans le mur ? Son contenu provient-il d’une épargne familiale, d’une succession oubliée ou d’une activité illégale ?
À ce stade, l’origine du coffre reste inconnue. L’enquête devra déterminer si l’or a une provenance légale ou s’il pourrait être lié à des activités criminelles, notamment du recel, du blanchiment ou une dissimulation d’avoirs.
Propriété, fiscalité et enquête : trois enjeux majeurs
La découverte soulève aussi une question centrale : à qui appartient cet or ? En Belgique, la réponse dépendra des circonstances précises, de l’identité du propriétaire du bâtiment, d’éventuels titres de propriété, et de la capacité d’un héritier ou d’un ayant droit à prouver un lien avec le coffre.
La dimension fiscale pourrait également devenir importante. Si un propriétaire légitime est identifié, les autorités pourraient examiner l’origine des fonds, une éventuelle succession non déclarée, ou des obligations fiscales passées. À l’inverse, si aucun propriétaire n’est retrouvé, le sort juridique du trésor dépendra des décisions prises dans le cadre de l’enquête.
Pour les particuliers, cette affaire rappelle une réalité souvent oubliée : l’or physique laisse peu de traces lorsqu’il est conservé hors du système bancaire, mais il n’échappe pas aux règles de propriété, d’héritage et de contrôle en cas de découverte.
Un rappel sur la valeur de l’or physique
L’affaire attire l’attention car l’or reste un actif très recherché en période d’incertitude. Les lingots et pièces sont souvent utilisés pour préserver du capital sur le long terme. Leur valeur dépend principalement du poids, de la pureté et du prix international de l’or.
Mais tous les objets en or ne se valent pas. Une pièce peut valoir plus que son simple poids en métal si elle est rare ou recherchée par les collectionneurs. À l’inverse, des morceaux d’or non standardisés doivent être expertisés avant toute estimation fiable.
Dans ce dossier, l’expertise devra donc préciser la composition exacte du trésor. Le chiffre de 9 millions d’euros donne un ordre de grandeur, mais seule une analyse complète permettra de confirmer la valeur finale.
Une découverte belge hors norme
Qui ? Des ouvriers de l’entreprise De Brand. Quoi ? Un coffre rempli d’or. Où ? À Saint-Gilles-lez-Termonde, en Flandre orientale. Quand ? Le 13 août 2026. Comment ? Lors de travaux de canalisation dans un bâtiment en rénovation. Pourquoi l’affaire intrigue ? Parce que l’origine du coffre et de l’or reste inconnue.
La police poursuit ses vérifications. En attendant, le trésor reste sécurisé à Bruxelles. Pour le marché de l’or, cette découverte ne change pas les cours, mais elle rappelle la place singulière de l’or physique : discret, durable, transportable, et parfois oublié derrière un mur pendant des années.



