5.000 dollars l’once : c’est le niveau que l’or pourrait atteindre au premier semestre 2027 selon une prévision attribuée à UBS. La banque suisse anticiperait une poursuite de la hausse du métal jaune, dans un environnement où les investisseurs recherchent des actifs jugés plus protecteurs.
L’information, relayée par Investing.com, concerne une analyse des marchés des matières premières menée par UBS. La prévision reste à considérer avec prudence : elle dépendrait de l’évolution des taux d’intérêt, du dollar, des tensions internationales et de la demande institutionnelle.
UBS vise un seuil symbolique pour l’or
UBS prévoirait un prix de l’or jusqu’à 5.000 dollars l’once dans les six premiers mois de 2027. L’once désigne ici l’once troy, l’unité de référence sur le marché international de l’or. Elle équivaut à environ 31,1 grammes.
Ce seuil serait hautement symbolique. Il marquerait une nouvelle étape dans la hausse de long terme du métal précieux. Pour les épargnants européens et belges, le prix en euros dépendrait toutefois aussi du taux de change entre l’euro et le dollar, puisque l’or est coté principalement en dollars sur les marchés internationaux.
Pourquoi l’or resterait soutenu
La prévision d’UBS reposerait sur trois moteurs principaux.
D’abord, les tensions géopolitiques continueraient de soutenir l’or. En période d’incertitude, le métal jaune est souvent qualifié de valeur refuge : cela signifie qu’il est recherché par certains investisseurs pour préserver du capital lorsque les marchés financiers, les monnaies ou la situation internationale deviennent plus instables.
Ensuite, la demande des banques centrales jouerait un rôle important. Une banque centrale est l’institution qui gère la monnaie d’un pays ou d’une zone monétaire, comme la Banque centrale européenne pour la zone euro. Lorsqu’elles achètent de l’or, ces institutions cherchent souvent à diversifier leurs réserves et à réduire leur dépendance à certaines devises.
Enfin, la dynamique macroéconomique globale pourrait rester favorable. Le terme macroéconomie désigne les grands indicateurs économiques : inflation, croissance, taux d’intérêt, dette publique ou politique monétaire. Si les taux réels — les taux d’intérêt corrigés de l’inflation — restent bas ou reculent, l’or peut devenir plus attractif, car il ne verse pas d’intérêt.
Quel impact pour les investisseurs particuliers ?
Une telle prévision pourrait influencer les stratégies d’achat ou de conservation d’or. Mais elle ne constitue pas une certitude. Le cours de l’or peut varier fortement à court terme, notamment en fonction du dollar, des décisions des banques centrales et de l’appétit des marchés pour le risque.
Pour un particulier, l’enjeu n’est donc pas seulement de viser un prix. Il consiste aussi à définir un horizon de placement, un montant raisonnable et un mode de détention adapté : pièces, lingots, or papier ou produits financiers liés à l’or. Chaque solution présente des avantages, des frais et des risques spécifiques.
Un scénario favorable, mais pas garanti
La projection d’UBS renforcerait l’idée que l’or conserve une place centrale dans les stratégies de protection du patrimoine. Mais le seuil de 5.000 dollars l’once reste un scénario, pas une garantie.
La suite dépendra surtout de la stabilité géopolitique, de la politique monétaire et du comportement des banques centrales. Pour les investisseurs belges et francophones, la prudence reste donc essentielle : l’or peut protéger une partie du capital, mais il doit s’inscrire dans une stratégie diversifiée.



