Alors que Donald Trump critique violemment la Réserve Fédérale, provoquant une nouvelle envolée du métal jaune, et que des ruptures de stock touchent le marché de l’argent, une question taraude les investisseurs en ce début d’année : leur couverture en métaux précieux est-elle suffisante pour protéger leur patrimoine ?
C’est une interrogation qui revient avec insistance depuis quelques jours. Face à un avenir économique que beaucoup jugent incertain, la psychologie des investisseurs évolue. Il ne s’agit plus seulement de réaliser une plus-value, mais de sécuriser l’avenir familial contre les crises financières ou les risques d’effondrement systémique. En ce 14 janvier 2026, la détention d’or physique apparaît plus que jamais comme une assurance-vie pour de nombreux épargnants francophones.
Un bras de fer politique qui dope le cours de l’or
Le catalyseur de cette nouvelle fièvre acheteuse est venu des États-Unis. Une attaque virulente de Donald Trump à l’encontre de la Réserve Fédérale (Fed) a immédiatement fait réagir les marchés financiers. Cette ingérence politique dans la gestion monétaire américaine a provoqué une envolée du cours de l’or, le métal jaune jouant pleinement son rôle de valeur refuge face à l’instabilité institutionnelle.
Lorsque l’indépendance des banques centrales est remise en question, la confiance dans la monnaie fiduciaire (le dollar, et par extension l’euro) s’effrite, poussant mécaniquement les capitaux vers les actifs tangibles.
Après une année 2025 record, quelles perspectives ?
Ce mouvement haussier s’inscrit dans la continuité d’une année exceptionnelle. Fin 2025, le bilan était sans appel : le cours de l’or a affiché une performance supérieure à celle des actions et même du Bitcoin, confirmant son statut d’actif incontournable.
Les analystes s’interrogent désormais sur la pérennité de cette tendance. Après les records de l’an passé, le cycle haussier peut-il se poursuivre en 2026 ? Laurent Schwartz, expert du marché, a livré son analyse sur BFM ce 13 janvier, esquissant les perspectives pour les années 2025 et 2026. Si la prudence reste de mise après de telles hausses, les fondamentaux (dettes publiques, tensions géopolitiques) continuent de soutenir la demande. Déjà en novembre dernier, Laurent Schwartz décryptait cette dynamique sur l’antenne de TV5 Monde, soulignant l’attrait grandissant pour le métal précieux.
Un phénomène qui touche le grand public : fin décembre, le journal L’ADN rapportait un véritable phénomène de « fièvre de l’or » observé en Alsace, témoignant d’un retour aux valeurs tangibles au cœur de l’Europe.
Alerte sur l’argent métal : vers une rupture de stock ?
Si l’or brille, l’argent métal (Silver) connaît une situation encore plus tendue. Après avoir battu tous les records avec une augmentation spectaculaire de 70 % sur l’année 2025, le « petit frère » de l’or est victime de son succès.
Une rupture de stock sur l’argent métal est désormais signalée. Cette pénurie physique soulève de vives inquiétudes chez les investisseurs industriels et particuliers. Faut-il s’inquiéter ? La situation illustre un déséquilibre profond entre une offre minière contrainte et une demande qui explose, notamment pour les besoins de la transition énergétique (panneaux solaires, électronique) et de l’investissement.
Pour les détenteurs de métaux précieux, ce début 2026 valide la stratégie de diversification. Entre les tensions politiques outre-Atlantique et les contraintes d’approvisionnement physique, la « relique barbare » n’a jamais semblé aussi moderne.



