Après une progression limitée, l’or marque une pause. Le métal précieux a été soutenu par deux facteurs classiques : un dollar américain plus faible et des prix du pétrole en baisse. Cette stabilisation intervient sans indication chiffrée disponible sur le niveau exact du cours de l’or.
Un dollar plus faible soutient mécaniquement l’or
L’or est généralement coté en dollars. Lorsque la monnaie américaine recule, le métal devient relativement moins cher pour les acheteurs utilisant l’euro ou d’autres devises. Cette baisse peut donc stimuler la demande et soutenir le prix de l’or.
Le mouvement observé le 12 octobre contraste avec la tendance évoquée dans un commentaire de marché publié le 8 octobre. Celui-ci estimait que l’indice du dollar — un indicateur qui mesure la devise américaine face à plusieurs grandes monnaies — aurait progressé entre le 9 septembre et le 7 octobre.
Cette appréciation aurait été alimentée par des rendements réels américains plus élevés. Le rendement réel correspond au rendement d’une obligation après prise en compte de l’inflation. Des rendements réels en hausse tendent souvent à peser sur l’or, qui ne verse ni intérêt ni dividende.
Le pétrole peut modifier les anticipations d’inflation
La baisse des prix pétroliers a également accompagné la légère hausse de l’or avant sa stabilisation. Le pétrole joue un rôle important dans les anticipations d’inflation : une énergie moins chère peut réduire les craintes de hausse durable des prix et influencer les perspectives de taux d’intérêt.
Le contexte pétrolier reste toutefois à lire avec prudence. Un autre commentaire de marché, publié le 8 octobre, indiquait que le Brent au comptant aurait grimpé d’environ 90 à 120 dollars entre début septembre et début octobre, dans le sillage de l’expiration d’un cessez-le-feu avec l’Iran. Cette information, jugée probable, décrit une période antérieure et ne remet pas en cause le repli ponctuel mentionné le 12 octobre.
Quel signal pour les épargnants belges ?
Une stabilisation après une hausse modérée ne constitue pas, à elle seule, un signal d’achat ou de vente. Pour un acheteur en Belgique ou dans la zone euro, l’évolution euro-dollar compte autant que le cours international de l’or : un or plus cher en dollars peut rester stable, voire reculer, une fois converti en euros.
Les investisseurs devront surtout suivre la trajectoire du dollar, des taux américains et du pétrole. Ces trois variables peuvent rapidement modifier l’équilibre du marché de l’or, même lorsque les cours semblent temporairement stabilisés.



