À plus de 4 100 dollars l’once, l’or conserve une zone de prix historiquement élevée après un mois de juin chahuté. Le 7 juillet 2026, le cours de l’or au comptant évoluait autour de 4 129,70 dollars l’once, sous une légère pression baissière. Selon une autre cotation de marché, il reculait de 0,6 %, à 4 138,32 dollars l’once.
Cette stabilisation intervient au début de juillet, après plusieurs semaines de forte volatilité. Le métal jaune s’apprêterait à clôturer la semaine en hausse, dans un contexte toujours marqué par l’incertitude économique et politique.
L’or marque une pause au-dessus d’un seuil clé
Le marché surveille de près la zone des 4 115 dollars l’once. En analyse technique, un support désigne un niveau de prix où les acheteurs tendent à revenir, ce qui peut freiner la baisse. Si ce seuil était enfoncé, la pression vendeuse pourrait reprendre à court terme.
Pour l’instant, le maintien au-dessus de 4 100 dollars préserve une structure de rebond. Cela signifie que le marché n’a pas encore invalidé la reprise amorcée après le récent choc de volatilité.
L’once utilisée sur le marché de l’or est l’once troy, unité internationale de référence pour les métaux précieux. Elle correspond à environ 31,1 grammes.
La Fed et le dollar freinent le rebond
Les opérateurs restent prudents avant la publication des minutes de la Réserve fédérale américaine. Les minutes de la Fed sont le compte rendu détaillé de la réunion de politique monétaire de la banque centrale des États-Unis. Elles sont scrutées car elles peuvent donner des indications sur l’évolution future des taux d’intérêt.
Le marché attend notamment les minutes de la première réunion de Kevin Warsh à la Fed. Dans le même temps, la vigueur du dollar limite le rebond de l’or. Lorsque le dollar monte, l’or devient plus cher pour les acheteurs utilisant l’euro ou d’autres devises. Cela peut peser sur la demande internationale.
La prudence domine aussi avant les chiffres d’inflation en Chine. Le CPI, ou indice des prix à la consommation, mesure l’évolution des prix payés par les ménages. Une inflation plus forte ou plus faible que prévu peut modifier les anticipations des investisseurs sur la croissance, les taux et la demande de matières premières.
Une hausse hebdomadaire encore possible après la correction de juin
Le mouvement actuel doit être replacé dans un contexte plus large. En juin 2026, le cours de l’or a reculé d’environ 10 %, après une envolée rapide entre fin 2025 et début 2026. Le prix était passé d’environ 3 000 dollars à près de 5 600 dollars l’once.
Cette correction s’explique par plusieurs facteurs : des attentes de hausse des taux américains, un apaisement partiel des tensions géopolitiques, des prises de bénéfices et un changement de sentiment des investisseurs. Les prises de bénéfices correspondent à des ventes réalisées par des investisseurs qui sécurisent leurs gains après une forte hausse.
Malgré ce repli, l’or reste à un niveau très élevé. En juillet 2026, il évolue encore au-dessus de 4 000 dollars l’once, bien au-delà des niveaux proches de 2 000 dollars observés en février 2024. Pour les épargnants belges et européens, cela rappelle un point essentiel : le prix de l’or dépend à la fois du cours mondial en dollars et du taux de change euro-dollar.
Ce que les investisseurs doivent surveiller
À court terme, trois éléments dominent : le seuil technique des 4 115 dollars, le comportement du dollar et les signaux de la Fed. Une confirmation du maintien au-dessus de 4 100 dollars soutiendrait le scénario d’une stabilisation. À l’inverse, une rupture nette de ce niveau pourrait relancer les ventes.
L’or conserve donc son rôle d’actif de prudence, mais il reste sensible aux taux d’intérêt. Des taux plus élevés rendent les placements rémunérés plus attractifs et peuvent réduire l’intérêt pour l’or, qui ne verse ni coupon ni dividende.
La semaine pourrait donc se terminer sur une note positive pour le métal jaune, mais l’équilibre reste fragile. La prochaine impulsion dépendra surtout des messages de la Fed, de l’inflation et de la capacité de l’or à rester au-dessus de ses supports techniques.


