119,61 euros le gramme : l’or clôture la semaine au-dessus du seuil de 119 euros, après avoir gagné 1,2 % en cinq séances. Cette progression reste positive, mais elle ralentit par rapport aux 1,6 % enregistrés la semaine précédente.
Selon les relevés de BDOR, le cours de l’or est passé de 118,61 euros le gramme à l’ouverture, le 5 octobre, à 119,61 euros le gramme le 9 octobre. Sur la période, il a évolué entre un plus bas de 118,03 euros et son niveau de clôture. Son amplitude hebdomadaire atteint ainsi 1,3 %, signe d’un marché relativement peu volatil.
Une consolidation après les gains récents
Le ralentissement de la hausse traduit une phase de consolidation, c’est-à-dire une période durant laquelle le prix cesse de progresser rapidement et évolue dans une fourchette plus étroite. Ce mouvement ne signifie pas, à lui seul, un retournement durable de tendance.
Les données à plus long terme illustrent cette situation. L’or recule de 1,6 % sur un mois, mais conserve une progression de 5,9 % sur trois mois. La dynamique de court terme s’essouffle donc, tandis que la tendance sur plusieurs mois demeure orientée à la hausse.
Pour un épargnant belge ou européen, le cours exprimé en euros est particulièrement important : il détermine le prix d’achat ou de revente effectif des lingots, lingotins et pièces d’investissement, avant prise en compte des marges du professionnel.
Le dollar et les taux pourraient soutenir le métal
D’après les éléments rapportés par BDOR, le repli du dollar et l’évolution des rendements obligataires américains auraient contribué au maintien de l’or à haut niveau. Le Dollar Index, indicateur qui mesure la valeur du billet vert face à un panier de devises, aurait reculé de 0,14 % à 102,02 points. L’euro se serait parallèlement repris à 1,1236 dollar.
Un dollar plus faible tend généralement à soutenir l’or, coté principalement en dollars sur les marchés internationaux. Des rendements obligataires moins attractifs peuvent également favoriser le métal jaune. L’or ne verse ni intérêt ni coupon : il devient relativement plus compétitif lorsque la rémunération des obligations diminue.
La Banque centrale européenne maintient pour sa part son taux directeur à 2,65 %, avec une facilité de dépôt à 2,5 %. Cette dernière correspond au taux auquel les banques peuvent placer leurs excédents de liquidités auprès de la BCE.
L’argent décroche et le ratio se tend
L’argent a affiché une évolution moins favorable sur la même semaine. Son cours est passé de 1,750 euro à 1,723 euro le gramme, avec une amplitude de 3,3 %, supérieure à celle de l’or. BDOR fait état d’un recul hebdomadaire de 0,1 %.
Le ratio or/argent atteint 69,4, contre 65,4 un mois auparavant. Ce ratio indique combien de grammes d’argent sont nécessaires pour acheter un gramme d’or. Lorsqu’il augmente, l’or surperforme l’argent.
Cette divergence pourrait refléter une demande de refuge davantage concentrée sur l’or. L’argent reste en effet plus sensible à la conjoncture industrielle, car il est largement utilisé dans l’électronique, le solaire et d’autres applications manufacturières.
Les tensions géopolitiques persistantes au Moyen-Orient et les incertitudes sur les marchés de l’énergie pourraient continuer d’entretenir un soutien pour l’or. À ce stade, le marché conserve son équilibre au-dessus de 119 euros le gramme, mais devra retrouver un catalyseur pour accélérer de nouveau sa progression.



