De l’or à partir d’environ deux mètres de profondeur au Ghana, des zones à haute teneur au Yukon et des forages de confirmation en Colombie-Britannique : Newcore Gold, Banyan Gold et Osisko Gold Group ont communiqué, le 14 octobre, des résultats qui pourraient améliorer le potentiel de leurs projets.
Ces annonces concernent des travaux d’exploration ou de définition de gisement. Elles ne constituent pas, à ce stade, une garantie de nouvelles réserves exploitables. Une ressource désigne une concentration minérale identifiée avec un niveau de confiance variable ; une réserve est la part qui pourrait être extraite de façon rentable dans le cadre d’une étude technique et économique.
Newcore vise un supplément de ressources à Enchi
Au Ghana, Newcore Gold a indiqué que ses forages sur le projet Enchi auraient recoupé une minéralisation aurifère proche de la surface, à partir d’environ deux mètres de profondeur. La société estime que les teneurs observées dépasseraient celles utilisées pour ses réserves.
La proximité de la surface peut constituer un avantage potentiel : elle pourrait réduire le volume de roche à déplacer avant d’atteindre le minerai, notamment dans une exploitation à ciel ouvert. Ce bénéfice dépend toutefois de la continuité de la minéralisation, de son épaisseur, de la métallurgie et des coûts locaux.
Newcore mène ces travaux afin d’identifier d’éventuelles ressources et réserves supplémentaires sur Enchi. Les données communiquées restent préliminaires et devraient être intégrées à un modèle géologique, puis éventuellement à une estimation de ressources indépendante.
Banyan explore entre deux zones d’AurMac
Au Canada, Banyan Gold a fait état de minéralisation à haute teneur près de la surface sur son projet AurMac, au Yukon. Les intersections se situeraient dans l’espace séparant les gisements Airstrip et Powerline, ainsi que dans de nouveaux horizons au-delà de la limite actuelle de la fosse modélisée.
Une teneur mesure la quantité d’or contenue dans une tonne de roche, généralement exprimée en grammes par tonne. Une teneur élevée ne suffit pas, à elle seule, à prouver la rentabilité d’une mine : la largeur de l’intersection, sa géométrie et les coûts de traitement comptent également.
Si ces résultats se confirmaient sur une distance suffisante, ils pourraient élargir l’empreinte minéralisée d’AurMac et soutenir une future hausse des ressources.
Osisko renforce son modèle de Cariboo
Osisko Gold Group a, de son côté, rapporté de fortes teneurs lors de forages de infill dans la zone Lowhee de son projet Cariboo, en Colombie-Britannique. La société évoque notamment une intersection à teneur exceptionnellement élevée.
Le forage de infill, ou forage de densification, consiste à réduire l’espacement entre les trous de forage. Son objectif est de mieux vérifier la continuité de la minéralisation et d’augmenter le niveau de confiance dans l’estimation d’un gisement. Ces résultats pourraient donc conforter le modèle géologique de Cariboo plutôt que révéler, nécessairement, une nouvelle zone.
Osisko Gold Group a également indiqué qu’Elijah Tyshynski exercerait les fonctions de directeur financier depuis le début octobre, en remplacement d’Alexander Dann.
Pour les investisseurs intéressés par les sociétés minières aurifères, la prochaine étape sera la publication des teneurs détaillées, des longueurs interceptées et d’éventuelles mises à jour des estimations de ressources. Ce sont ces éléments, davantage que l’annonce initiale de forage, qui permettront d’évaluer la valeur économique potentielle des découvertes.



