4.305,22 dollars l’once. C’est le niveau autour duquel évolue le cours de l’or ce 2 septembre 2026, son plus bas depuis trois semaines. L’once désigne ici l’once troy, l’unité de référence internationale pour les métaux précieux, soit environ 31,1 grammes.
La baisse concerne les marchés mondiaux. Elle s’explique principalement par les craintes inflationnistes, en particulier aux États-Unis, où l’inflation est estimée à 3,5% et le taux d’intérêt à 3,75% en septembre 2026. Pour les investisseurs européens et belges, ce repli rappelle que l’or reste sensible aux anticipations de politique monétaire américaine.
Pourquoi l’inflation pèse sur l’or
L’or est souvent considéré comme une valeur refuge, c’est-à-dire un actif recherché en période d’incertitude. Mais il ne verse ni intérêt ni dividende. À l’inverse, une obligation peut générer un rendement régulier.
Lorsque l’inflation reste élevée, les banques centrales peuvent maintenir des taux d’intérêt élevés, voire les relever. Des taux plus élevés rendent les placements rémunérés plus attractifs. Cela peut détourner une partie des investisseurs de l’or, au moins à court terme.
Ce mécanisme explique la réaction récente des marchés financiers. Les investisseurs anticipent un environnement monétaire plus strict. Résultat : le cours du métal jaune subit une pression baissière.
Un recul après une phase de soutien
La correction intervient après une période où l’or aurait bénéficié de plusieurs facteurs favorables. Fin août 2026, le métal jaune aurait encore évolué autour de 4.600 dollars l’once, porté par la faiblesse du dollar, les tensions géopolitiques et les achats des banques centrales.
Les banques centrales achètent de l’or pour diversifier leurs réserves. Cela signifie qu’elles cherchent à ne pas dépendre uniquement de devises comme le dollar américain. Cette tendance, parfois appelée dédollarisation, aurait soutenu les prix en 2026.
Ce que les investisseurs doivent surveiller
La fourchette observée sur 52 semaines reste large, entre 3.311,62 et 5.598,75 dollars l’once. Cet écart illustre la volatilité du marché. La volatilité mesure l’ampleur des variations de prix, à la hausse comme à la baisse.
À court terme, trois éléments seront déterminants : l’évolution de l’inflation, les décisions des banques centrales et le comportement du dollar. Pour un acheteur en zone euro, le taux de change euro-dollar compte aussi, car l’or est coté internationalement en dollars.
Le recul actuel ne remet donc pas nécessairement en cause le rôle patrimonial de l’or. Il souligne surtout une réalité : même une valeur refuge peut corriger lorsque les taux et l’inflation dominent les arbitrages des investisseurs.



