4 089,33 dollars l’once : c’est le niveau atteint par l’or au comptant lundi 27 juillet à 10 h 04. Le métal précieux a progressé dans un marché marqué par l’apaisement des tensions entre les États-Unis et l’Iran, la nette baisse du pétrole et la faiblesse du dollar américain.
L’or monte dans un marché moins nerveux
Le 27 juillet 2026, le cours au comptant de l’or s’établissait à 4 089,33 dollars l’once. Le cours « au comptant » désigne le prix pour une livraison quasi immédiate du métal.
Les contrats à terme américains sur l’or atteignaient, eux, 4 090,35 dollars. Un contrat à terme est un engagement d’achat ou de vente à une date future, à un prix fixé à l’avance. Il sert souvent aux investisseurs à se couvrir ou à spéculer sur l’évolution des prix.
L’once utilisée sur le marché de l’or est l’once troy, qui pèse environ 31,1 grammes. C’est l’unité internationale de référence pour le métal jaune.
Le pétrole recule avec les espoirs de désescalade
Le mouvement intervient alors que les prix du pétrole ont fortement reflué. Le Brent, référence européenne du pétrole brut, est repassé sous les 89 dollars le baril après avoir dépassé 90 dollars.
Les marchés privilégient un scénario de désescalade entre Washington et Téhéran. Plusieurs pays de la région, dont le Qatar, Oman et le Pakistan, jouent un rôle de médiation pour relancer les discussions.
Les investisseurs surveillent toujours les grands points de passage maritimes, notamment le détroit d’Ormuz et le détroit de Bab el-Mandeb. Tant que ces corridors d’exportation restent opérationnels, la « prime de risque géopolitique » demeure limitée. Cette prime correspond au supplément de prix intégré par les marchés lorsqu’un conflit menace l’approvisionnement mondial.
Le dollar faible soutient le métal jaune
La hausse de l’or s’explique aussi par la faiblesse du dollar américain. Comme l’or est coté en dollars sur les marchés internationaux, un billet vert plus bas rend le métal moins cher pour les acheteurs qui utilisent l’euro ou d’autres devises.
Pour un investisseur belge ou européen, cette dimension est essentielle : le prix de l’or en dollars ne suffit pas à mesurer le gain réel en euros. Le taux de change euro-dollar peut amplifier ou réduire la performance.
La Réserve fédérale reste l’arbitre
La suite dépendra en partie des décisions de la Réserve fédérale américaine, la banque centrale des États-Unis. Ses choix sur les taux d’intérêt influencent directement l’or.
Lorsque les taux montent, les placements rémunérés, comme les obligations, deviennent plus attractifs. L’or, lui, ne verse ni intérêt ni dividende. À l’inverse, des taux plus bas réduisent ce « coût d’opportunité », c’est-à-dire le manque à gagner lié au fait de détenir un actif non rémunéré.
Le marché de l’or reste donc pris entre trois forces : la géopolitique au Moyen-Orient, le niveau du dollar et les attentes de politique monétaire américaine. Pour les épargnants, la prudence consiste à suivre ces trois indicateurs avant tout achat ou vente.



