Près de 30 ans d’expérience dans les usines aurifères africaines arrivent sur le site d’Imwelo. Lake Victoria Gold Ltd. a mobilisé Charl Coetzee, de Sutton Consulting International Limited, comme Project Manager du projet aurifère Imwelo, en Tanzanie. Sa mission : aider à faire passer ce projet minier de la planification à la préparation concrète de la construction.
Imwelo est présenté comme un projet aurifère entièrement autorisé. Il se situe en Tanzanie, pays devenu l’un des pôles miniers importants d’Afrique de l’Est. Pour Lake Victoria Gold, une société dite « junior », c’est-à-dire une entreprise minière de petite ou moyenne taille centrée sur le développement d’actifs plutôt que sur une production déjà massive, l’enjeu est de transformer un permis et un plan industriel en mine exploitable.
Lake Victoria Gold renforce la direction opérationnelle à Imwelo
Charl Coetzee rejoint le projet comme responsable de projet. Il doit soutenir le dispositif d’Engineering, Procurement and Construction Management, ou EPCM.
Ce terme désigne un cadre de gestion qui regroupe trois fonctions : l’ingénierie, les achats d’équipements et de services, puis la coordination de la construction. Contrairement à un contrat de construction clé en main, l’EPCM organise et supervise les intervenants, sans forcément construire directement l’ensemble de l’ouvrage.
Dans le cas d’Imwelo, ce cadre est conduit localement. City Engineering Company Ltd. est le contractant EPCM principal et le chef de file commercial. Cette société est détenue à 100 % par des intérêts tanzaniens. Sutton Consulting International Limited apporte un soutien technique international.
La nomination de Charl Coetzee vise donc à renforcer la coordination entre les équipes locales, les consultants techniques et les futurs sous-traitants. Les travaux immédiats portent sur le défrichage du site, l’amélioration des routes d’accès, la préparation d’un camp modulaire et l’appui aux achats.
Une étape vers la préparation de la construction
La Commission minière de Tanzanie a approuvé, le 29 juin 2026, la structure EPCM conduite par des acteurs tanzaniens. Cette validation formalise l’organisation du développement d’Imwelo et regroupe les principaux flux de travail sous un même cadre.
Pour un projet aurifère, cette phase est souvent décisive : elle marque le passage du dossier administratif et technique vers l’exécution sur le terrain.
Les investisseurs suivent particulièrement ce type d’étape dans les sociétés juniors. Un permis minier ne suffit pas à créer une mine. Il faut encore réunir les compétences, les financements, les infrastructures, les routes, l’énergie, les équipements de traitement du minerai et les procédures de conformité.
Une usine de traitement de l’or est l’installation qui extrait le métal précieux du minerai. Selon la nature du gisement, elle peut inclure concassage, broyage, séparation gravimétrique, lixiviation ou autres procédés métallurgiques. L’expérience de Charl Coetzee dans ce domaine constitue donc un élément opérationnel important pour Imwelo.
La Tanzanie met en avant le contenu local
Lake Victoria Gold a aussi renforcé son équipe en Tanzanie en juin. Joseph Ntiga a été nommé directeur financier pour la Tanzanie. Cosmas Tungaraza, géologue tanzanien, a été nommé responsable conformité.
Le premier doit superviser le contrôle budgétaire, la liquidité et les achats. Le second doit suivre les obligations réglementaires, les licences et les règles de contenu local. Le contenu local désigne les exigences imposant qu’une part des emplois, contrats, services ou achats bénéficie à l’économie du pays hôte.
Cette dimension est centrale pour de nombreux États producteurs. Les gouvernements cherchent à capter davantage de valeur de leurs ressources minières, au-delà des seules redevances. Pour les entreprises, le respect de ces règles réduit le risque de retard administratif ou de tension avec les autorités.
Un financement adossé à l’or pour soutenir Imwelo
Le développement d’Imwelo s’accompagne aussi d’un volet financier. Lake Victoria Gold progresse dans les démarches réglementaires tanzaniennes, y compris auprès de la Banque de Tanzanie, pour une facilité de prêt en or pouvant atteindre 6 000 onces, soit environ 25 millions de dollars américains, avec Monetary Metals.
Une once d’or utilisée sur les marchés est une once troy, soit environ 31,1 grammes. Un volume de 6 000 onces représente donc près de 186,6 kilogrammes d’or.
Ce financement est qualifié de non dilutif. Cela signifie qu’il ne passe pas par l’émission de nouvelles actions. Les actionnaires existants ne voient donc pas leur part mécaniquement réduite par une augmentation de capital. Le remboursement doit être effectué en or, ce qui aligne le prêt sur la production future du projet.
Ce type de structure intéresse particulièrement les sociétés minières en développement. Elles ont besoin de capitaux importants avant toute production, mais l’accès au crédit classique peut être limité tant que la mine ne génère pas de flux de trésorerie.
Pourquoi ce projet compte pour le marché de l’or
Imwelo ne change pas à lui seul l’équilibre mondial de l’or. Mais il illustre une tendance plus large : la course à la mise en production de nouveaux actifs aurifères en Afrique.
Pour les acheteurs d’or physiques en Belgique, en France ou au Luxembourg, ce type d’actualité n’a pas d’effet immédiat sur le prix d’une pièce ou d’un lingot. Le cours de l’or dépend surtout des taux d’intérêt, du dollar, des banques centrales, de la demande d’investissement et du contexte géopolitique.
Mais l’offre minière reste un facteur de fond. Développer une mine prend des années, demande des capitaux élevés et comporte des risques techniques, politiques et environnementaux. Chaque projet avancé rappelle que l’or physique disponible sur le marché provient d’une chaîne longue, coûteuse et réglementée.
Pour Lake Victoria Gold, l’arrivée d’un chef de projet expérimenté, l’approbation du cadre EPCM, le renforcement de l’équipe locale et le financement adossé à l’or forment une séquence cohérente. La prochaine étape sera la capacité à convertir cette organisation en construction effective, puis en production.



