Alors que l’année 2025 s’est clôturée sur des performances historiques pour les métaux précieux, l’intérêt des investisseurs, qu’ils soient institutionnels ou particuliers, ne faiblit pas en ce mois de janvier 2026. Entre une demande soutenue des banques centrales et un engouement populaire croissant, la détention d’or physique soulève néanmoins des questions cruciales en matière de sécurité et de stockage.
L’heure est au bilan et les chiffres sont sans appel. Après une année 2025 qualifiée de « record », les métaux précieux ont surperformé la plupart des actifs traditionnels. Selon une analyse récente de l’expert Nicolas Compard, l’or a affiché une performance supérieure à celle des actions et même du Bitcoin au cours des douze derniers mois.
Mais la véritable surprise est venue de l’argent métal. Souvent dans l’ombre du métal jaune, l’argent a enregistré une hausse spectaculaire de +70 % sur l’année 2025. Cette dynamique exceptionnelle place ce début d’année 2026 sous le signe de l’optimisme pour les détenteurs de métaux précieux, alors que les incertitudes économiques continuent de planer sur la zone euro et à l’international.
La Pologne et les Banques Centrales en première ligne
Si les particuliers scrutent les cours, ce sont bien les États qui donnent le ton. Dans un contexte géopolitique complexe, la sécurisation des réserves nationales reste une priorité. La Pologne s’est ainsi imposée comme l’un des plus importants acheteurs d’or au monde durant l’année 2024, confirmant une tendance de fond : les banques centrales européennes et mondiales cherchent à diversifier leurs réserves hors du dollar en accumulant du métal physique.
Cette stratégie institutionnelle valide, aux yeux de nombreux analystes, la pertinence de l’or comme assurance patrimoniale ultime face aux risques systémiques.
Une « fièvre de l’or » qui gagne les régions
L’engouement ne se limite pas aux sphères de la haute finance. Sur le terrain, l’intérêt pour l’or physique est palpable au sein de la population francophone. Le média L’ADN rapportait fin décembre 2025 une « fièvre de l’or » spécifique observée en Alsace, témoignant d’un retour aux valeurs tangibles dans les régions.
Cette popularité se manifeste parfois de manière ludique. L’opération commerciale lancée fin 2025, permettant de remporter un lingotin d’or via des fèves dans les Galettes des Rois, a suscité une couverture médiatique importante en ce début janvier. Au-delà de l’anecdote, ces événements traduisent une démocratisation de l’investissement dans les métaux précieux. Laurent Schwartz, président du Comptoir National de l’Or, est d’ailleurs intervenu à plusieurs reprises sur BFM Business et TV5 Monde ces dernières semaines pour décrypter cette reprise à la hausse et l’attrait grandissant du public.
Stockage : les trois erreurs à ne pas commettre
Toutefois, la possession d’or physique implique des responsabilités que les nouveaux investisseurs sous-estiment parfois. Un article publié ce 13 janvier 2026 met en lumière les trois erreurs principales commises par les particuliers concernant la conservation de leur patrimoine métallique :
- Négliger la couverture d’assurance : De nombreux détenteurs conservent leur or à domicile sans vérifier si leur assurance habitation couvre spécifiquement ces objets de valeur, ni à quelle hauteur.
- La concentration des risques : Stocker l’intégralité de son or au même endroit (un seul coffre, une seule cachette) expose l’investisseur à une perte totale en cas de cambriolage ou de sinistre.
- Le manque de discrétion : Le fait de parler de ses investissements à son entourage ou sur les réseaux sociaux augmente considérablement les risques de vol.
Pour en savoir plus sur les solutions de garde, consultez notre dossier dédié au stockage sécurisé.
2026 : Vers une poursuite de la hausse ?
La question qui brûle désormais toutes les lèvres est celle de la continuité. Après les sommets atteints, le marché peut-il encore grimper ? Dans son analyse du 8 janvier, Nicolas Compard s’interroge sur la poursuite de cette tendance haussière pour 2026. Si les performances passées ne préjugent pas des performances futures, les fondamentaux qui ont porté l’or et l’argent en 2025 — inflation, tensions géopolitiques et demande des banques centrales — demeurent d’actualité.
Les investisseurs semblent donc, pour l’heure, conserver leur confiance dans le métal jaune, le considérant plus que jamais comme un pilier de stabilité dans un monde économique en mutation.



